Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille.
Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres.

Du coup, tout le monde se sent un peu concerné, surtout lorsque des créatures, des hybrides, des sorciers étrangers et même des moldus débarquent dans le Londres magique pour avoir leur mot à dire ! En soi, ce n'est pas grave. Tout le monde continue sa petite vie, s'occupe de son quartier, son métier, sa petite vie amoureuse.
Mais à la fin, l'un des trois finira bien par être ministre, mais rien de tout ça ne vous empêchera de vivre votre vie extraordinaire dans le Londres magique !








S.A.U.M.O.N. ϟ 10
ligue des sorciers ϟ 10
l'unité ϟ 20

nés-moldus ϟ 04
sang mêlés ϟ 21
sang purs ϟ 01

femmes ϟ 16
hommes ϟ 24

créatures ϟ 05
hybrides ϟ 06

moldus ϟ 00
cracmols ϟ 03







Cassandre Ollivander ▬ fondatrice
absente ϟ (mp)
Tybalt Burgess ▬ fondatrice
présente ϟ (mp)
Chance Shamrock ▬ modérateur
présent ϟ (mp)
Shasandre Tyllus ▬ modérateur
absent ϟ (mp)
Laertes Harper ▬ modératrice
présente ϟ (mp)
Prince Solus ▬ modératrice
présente ϟ (mp)












3293
4371
3280




LE CHEF DE LA NOUVELLE BRIGADE RÉVÉLÉ


Le projet de Brigade de Surveillance des Créatures et des Hybrides mis-en-place par Ater Bumblebee semble sur le point de voir le jour. Le chef de cette nouvelle Brigade, qui était resté jusque là secret, vient de nous être révélé.
Il s'agit de Mercutio Burgess, trente-huit ans, ancien chef de la Brigade des Aurors. Mercutio Burgess est connu pour avoir perdu dix de ses hommes lors d'une mission d'infiltration qui a mal tourné. Lorsque nous avons tenté d'obtenir ses réactions par rapport à sa nouvelle nomination, il a refusé de répondre à nos questions. Il n'y a plus qu'à espérer que cette nouvelle Brigade ne subira pas le même sort que la précédente.

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La vieille branche du légume — Vendel

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Maxwell T. Northwood
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12.12.14 21:58

Maxwell ne savait pas trop s'il était au bon endroit. Le quartier semblait relativement normal, si on ne comptait pas tous les gugus en capes qu'il croisait ; c'était à se demander s'il n'avait pas traversé la moitié du Londres cinglé – euh, magique – pour rien. Enfin ce n'aurait pas été un problème s'il n'avait pas fallu sans cesse recadrer Abigail, qui voulait s'échapper pour suivre les espèces de gros papillons qui voletaient un peu partout.

« Pomme ! Pomme ! »
« Ouais c'est bien. Allez, avance ! »

Il n'aimait pas trop se promener en rue avec Abby. Il devait toujours lui tenir au moins la main, dans le meilleur des cas, et c'était une pose avec laquelle il n'était plus très à l'aise depuis qu'il avait dépassé la maternelle. Dans le pire des cas, il devait la balancer par dessus son épaule comme un sac de patates, ce qui ne manquait pas de le faire rougir de honte lorsqu'il fallait le faire en public. Là, il avait encore de la chance, ce n'était que donner la main à une enfant étourdie, qu'il devait de temps en temps tirer derrière lui. Il l'aimait de tout son coeur, mais ce n'était pas encore assez pour apprécier d'être ridicule. Il serrait les dents, pour se retenir de faire comme à la maison et de gazouiller pour l'amener à faire ce qu'il voulait qu'elle fasse, comme si elle était un chaton à éduquer ; dans le fond, c'était un peu ça.

Dans sa main libre, il serrait quelques feuilles de papier, si fort qu'elles en étaient toutes froissées. Pourtant, il aurait dû y faire attention, avec le temps qu'il lui avait fallu pour obtenir ces informations. Apparemment, le directeur de l'école où Abby avait fait ses études n'était pas souvent là, et il avait besoin de son aval pour recevoir, via l'endroit qui s'occupait des papiers et autres trucs administratifs, la liste des anciens camarades de classe de sa soeur. Il n'avait pas trop perdu à attendre, ceci dit, car on avait pu lui fournir, grâce aux souvenirs de certains professeurs, les coordonnées de gens en dehors de son année qui avaient bien connu Abigail.

Cette piste lui semblait plus intéressante, aussi était-ce celle qu'il avait décidé de suivre en premier. C'était la raison pour laquelle il se retrouvait au milieu du Quartier Mirza – quel que soit son nom – à hésiter devant une petite maison. Sonnera, sonnera pas ?

Il sonna, en se mordillant la lèvre inférieure, et en ramenant Abby à lui comme on tire sur la laisse d'un chien un peu trop enthousiaste. Lorsque la porte s'ouvrit, il passa précipitamment un bras autour des épaules de sa soeur, pour la garder contre lui plutôt que de se battre avec elle en tirant sur son poignet.

« Euh, salut ? Je cherche, euh, Vendel ? »

Super crédible, vraiment, d'entamer une discussion avec Abigail qui essayait de sortir de sa poigne en couinant. Encore une fois, elle avait l'air d'un chaton. Un chaton coincé, qui se tortille pour s'échapper.
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Vendel Langenberg
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13.12.14 14:00

Un matin calme, un thé à la et le journal sur la table devant lui. Le retour à la civilisation avait ses petites subtilités, ses atouts qu'il ne lui déplaisait pas: un grand confort. Certes, il avait dût couper ses cheveux et retirer sa barbe naissante qu'il avait complètement négligé dans la jungle pour ne plus ressembler à un épouvantail. Quelques documents sous le nez, il étudiait les patients qu'il avait à soigner.

L'un d'eux était un petit crapaud à corne pour un élève de première année. Le pauvre enfant! Il arrivait que l'animal soit le seul compagnon de l'élève dans les premiers temps, avant que celui-ci puisse se faire des amis. Il allait mettre l'urgence sur celui-ci et si possible, il ferait une brève visite à Poudlard au lieu de séparer l'animal de l'enfant le jour suivant. Aujourd'hui était sa seule journée de congé qu'il avait pris depuis son retour et il fallait dire que ça faisait beaucoup de bien.

Perdu dans ses pensés, il se leva enfin pour aller enfiler des habits convenable et faire rapidement quelques courses histoire de ne pas avoir que du thé et du café à boire. S'habituer au rythme de la civilisation lui prenait quelques efforts mais se sachant plus un érudit qu'un aventurier, il ne s'inquiétait pas que sa nature premièrement casanière ne lui revienne au galop.

Son esprit vagabondait de temps à autre à la recherche d'idée. D'idée pour quoi? Pour retrouver une amie perdue dans l'immensité. Où pouvait être Abgail Northwood? Chez les moldus? Dans le Londres magique? S'il ne trouvait pas de piste de lui-même, il finirait par aller s'informer aux autorités. Il ne se doutait pas que la journée lui ferait cadeau d'un événement qui rendrait complètement inutile cette prise de tête avec l'inconnu.

Alors qu'il déposait à  peine ses paquets sur la table de sa cuisine, il entendit cogner à sa porter. Lorsqu'il ouvrit, il vit un jeune homme aux traits très ressemblant tenir celle-ci contre lui de peine et misère.

« Euh, salut ? Je cherche, euh, Vendel ? »

S'humectant les lèvres tranquillement, il observait Abigail avec un très brève surprise mais surtout une crainte non dissimulé. La pauvre! Qu'est-ce qui l'avait frappée?! Ce spectacle pouvait s'avérer amusant en un sens mais Vende craignait essentiellement, en ce moment, que son amie soit devenue barge pour la vie avec un sort qui a mal tourné.

"Je suis Vendel, vous êtes le frère d'Abigail? Elle m'a déjà parlé de vous de nombreuses fois Maxwell. Entrez, je vous en pris, elle semble une petite peste à retenir. Rien n'est précieux chez moi réellement, elle pourrait tout jeter à terre, je n'en fais pas de cas."

Laissant place aux deux pour entrer et aidant Maxwell au besoin pour faire entrer ce "chaton" dans une "cage", il ferma ensuite la porte.

"Je ne sais pas si vous vous êtes frotté à l'attitude plus ou moins complaisante des sorciers vis-à-vis des moldus... Pour ma part vous pouvez vous rassurer avec moi, ma mère vient de votre monde et j'y ai passé quelques temps de ma tendre enfance. Voulez-vous passer à la cuisine? J'ai du thé de prêt. Que puis-je pour vous?"

Tout en discutant il se mobilisait calmement proche des jumeaux pour aider le pauvre Maxwell à contenir un minimum son amie qui avait visiblement perdu la boule un petit peu. Juste une petit peu?
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Maxwell T. Northwood
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17.12.14 22:08

Le soupir de soulagement que poussa Maxwell devant l'accueil favorable fut si grand qu'il manqua de s'étouffer avec sa propre salive. Il s'empressa d'accepter l'aide proposée, après un instant de surprise devant le fait qu'Abby ait visiblement parlé de lui.

« Je suis son frère oui. Au moins vous l'avez reconnue. »

Ce n'était apparemment pas toujours évident. Les gens qui connaissaient les jumeaux taquinaient souvent Maxwell sur l'apparence d'Abby depuis qu'elle était à sa charge. Lorsque la jeune fille avait encore conscience d'elle-même, elle avait un style sans faille, elle était une petite poupée toujours tirée à quatre épingles, quoiqu'il ne faille pas sous-estimer son intelligence malgré ce bel emballage policé. Après le sortilège raté, et bien... Il en était tout autrement, parce que Max avait toujours compté sur sa soeur pour sa propre garde-robe, alors ne parlons même pas de s'y retrouver dans les vêtements de fille. Si son caractère habituel était caché quelque part dans un coin de sa tête à observer, elle devait sérieusement déprimer devant cette fabuleuse association d'un short jaune avec des collants roses, un haut vert pomme et une grosse écharpe bleue. Le tout avec les cheveux en pétard, et sans le maquillage qu'elle affectionnait encore quelques mois auparavant. Maxwell n'avait absolument aucun goût et, quand on regardait Abby, ça se voyait.

Même entré dans la maison, le garçon se tenait au milieu de la pièce, pour retenir Abigail qui semblait avoir très envie d'explorer. Ce n'était pas chez eux, il ne pouvait pas la laisser faire, malgré la gentillesse de leur hôte. Le premier sorcier qu'il croise et qui sache qu'ils étaient des, euh, moldus. C'était bien plus facile.

« Je veux bien un peu de thé. » S'il arrivait à lâcher Abby, évidemment. Il se gratta la nuque, mal à l'aise. « On m'a dit d'amener ma soeur chez d'anciennes connaissances pour essayer de ramener des souvenirs. »

Il regarda la jeune fille, qui chantonnait joyeusement un air joyeux sur les abricots. Visiblement, ce n'était pas gagné. Il siffla, la meilleure manière d'attirer son attention.

« Va t'asseoir, ce sera mieux. Viens. »

Tout en la tirant vers la chaise la plus proche, avant de la pousser doucement pour qu'elle s'asseye, Max reprit la parole.

« Je me fais passer pour un, euh, cracmol, pour pouvoir la garder avec moi. J'ai baratiné un gars dans les services administratifs, je sais pas comment il m'a cru, mais voilà. »

Il retira lentement ses mains des épaules d'Abigail, où il appuyait un peu pour faire en sorte qu'elle reste assise ; elle ne sembla pas bouger, autrement que pour se balancer d'avant en arrière et agiter les jambes comme une fillette impatiente, toujours perdue dans ses abricots. Alléluia. Il soupira, fatigué. Le thé c'était une vachement bonne idée.

« Je sais qu'elle vous connaît, j'ai reçu une liste de Poul. Point. Pont... – l'école. L'école de magie. Du coup j'essaye de retrouver ses amis, pour voir si ça la fera réagir. ... Vous voulez toute l'histoire du début ? »

Ce n'était pas qu'il ne voulait pas raconter spontanément, c'était plutôt qu'il n'était même pas sûr d'avoir tout bien retenu. C'était un peu comme expliquer une maladie très exotique, sauf qu'il ne comprenait pas la moitié des mots de la définition.
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Vendel Langenberg
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22.12.14 0:23

Le sorcier avait refermé la porte derrière le malheureux duo. Avec Abby complètement dingue et un frère qui ne sait pas habiller les gens, Vendel songea pour lui-même quelques fois où son amie lui avait reprocher à quel point: "il manquait de goût" ou "ne savait aucunement se mettre en valeur". La pauvre, elle devrait être certainement profondément intellectuellement affectée pour laisser son frère la vêtir ainsi. Le pauvre garçon était aussi paumé que lui-même pour les cas d'agencement de vêtement, ça se voyait.

"Elle est en effet très loin de la petite poupée que j'ai connue. J'ose dire que vous et moi, Maxwell, avons un très grand point en commun, voir deux. Je vous en ferai part quand nous aurons stabilisé cette petite peste."

Le conduisant à la cuisine il prit quelques vaisselles auquel il ne tenait pas spécialement et versa trois tasses de thé: Ce n'est pas parce que l'on est folle un petit peu à tendance hyperactive de chaton de trois mois que l'on a pas soif. Attentif, mais à la fois silencieux, il écouta les explications du jumeau. Pour venir s'introduire ici en cracmol, il n'avait pas froid aux yeux! Son regard se perdit ensuite un moment sur la contemplation de la créature qu'était devenue l'élégante, adorable, Abigail. Quel.... dépaysement?

"Je vais commencer par les points en commun pour ne pas les oublier", dit-il avec un léger sourire. "Nous apprécions tous les deux assez Abigail pour lui vouloir tout le bien du monde, du moins, vous me semblez terriblement dévoué pour vous faire passer pour un cracmol. Je dois aussi dire que vous semblez tout aussi légendaire que moi sur le manque de finesse vestimentaire. Si ce ne serait pas d'Abby, je crois que j'aurais encore l'air d'un épouvantail aujourd'hui."

La fin de la phrase suivit avec un sourire en coin dans lequel, cette fois, le regard s'anima assez pour chasser l'air mélancolique naturel.

"Pour ce qui est des vieux souvenirs, vous êtes bien tombé, je fais partie des vieux meubles. J'ai connu Abby à ses débuts d'étude, je l'ai guidé un peu dans ce nouvel univers, nous étions membres de la même "maison" à l'école. Poudlard, le nom de l'école, c'est Poudlard. Les élèves sont divisé en quatre groupe, je ne sais pas si elle vous a parlé un peu de tout ça? Dans tous les cas, nous étions tous deux de Serdaigle et pour une raison ou une autre, Abigail est venue chercher mes instincts de grand frère. J'ai moi-même deux soeurs cadettes."

Sur ces mots il prit une grande gorgé de thé, aidant à son mieux Maxwell pour garder Abby assise.

"Je vais la tenir en place, allez, buvez et dites-moi donc ce qui est arrivé à Abby. Je suis curieux de savoir ce qui l'a rendu dans un tel état... Si vous avez des interrogations sur certains aspects, je vous aiderai à mon mieux."

Attentif, il fixa ce curieux "moldu rusé". Oui, il faut être rusé pour rouler dans la farine l'administration.
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Maxwell T. Northwood
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28.12.14 23:06

Maxwell essayait de déterminer si le gars en face de lui était juste sympa, ou s'il le prenait en pitié. Peut-être un peu des deux, mais ça lui fut un peu égal quand il constata qu'un coup de main était le bienvenu ; il avait rarement de l'aide. C'était à mi-chemin entre relaxant et irritant qu'il doute de ses capacités, du coup, mais loin de lui l'idée de se plaindre alors qu'il semblait déterminé à lui venir en aide.

Il hocha la tête ; ce qu'il racontait était plutôt vrai. Y compris le fait que Max aurait ressemblé à un épouvantail si Abby ne s'était pas aussi penché sur son cas, en faisant en sorte que tout aille avec tout dans la garde-robe de son frère, rendant ainsi les catastrophes difficiles. Malheureusement, elle n'avait pas pu prévoir qu'il devrait un jour fouiller dans la sienne pour l'habiller aussi, ce qui expliquait que ce soit elle le clown. Il se frotta la nuque, légèrement mal à l'aise devant un accueil chaleureux qu'il n'avait rien fait pour mériter.

« Err, oui... Disons que je ne suis pas aussi doué qu'elle. Les fringues, tout ça. », fit-il avec un geste vague signifiant que ça lui passait largement au dessus de la tête.

Max se laissa tomber sur la chaise à côté de celle qu'occupait sa soeur avec un soupir, tout en écoutant les explications de son hôte. Abby n'avait que rarement parlé de son école, parce qu'au début Max n'écoutait pas, par jalousie. Elle avait fini par se taire complètement pour ne pas le blesser, et il ne se rendait compte que récemment quel handicap c'était.

Sa soeur recommençait à s'agiter, mais l'ami s'en chargeait, alors il en profita pour saisir cette fameuse tasse de thé. Rien que l'odeur aidait à combattre sa fatigue.

« Merci beaucoup, Mr. Langenberg. »


C'était un peu étrange d'appeler ainsi un camarade de classe de sa soeur, mais il était très clairement en position d'infériorité, pour le coup.

« Elle ne m'a pas parlé de grand chose, quand j'étais plus jeune je ne voulais pas savoir, » commença-t-il avec un pauvre sourire. « Du coup, j'ai fouillé ses cours. J'ai dû me battre avec la malle, le machin essayait de me mordre, et... Hem, enfin... Voilà, j'ai que les infos de ses livres et de ses notes. Même si c'est déjà beaucoup je peux pas dire que je suis un expert. »

Il souffla sur le liquide dans la tasse, avant de risquer une gorgée.

« D'après ce qu'on m'a dit à l'hôpital, elle s'est jeté un sort toute seule, un truc puissant. Sa baguette magique s'est cassée sous le choc, ou alors elle l'a cassée elle-même après, mais dans tous les cas elle a raté son coup. C'était quelque chose pour oublier, probablement un truc qui s'est passé à l'école, mais j'ai aucune idée de quoi. J'étais un peu occupé, et j'ai pas vu... Enfin... »


Il se sentait coupable de ne pas avoir compris les intentions d'Abby, de n'avoir rien compris ; il était un peu bouché par nature, et ça n'avait pas aidé. Il s'éclaircit la gorge, mal à l'aise devant le demi-aveu.

« Elle est comme ça depuis fin août. Mes parents me laissent la gérer jusqu'à la rentrée prochaine, après ils veulent que je retourne à l'université, donc j'essaye ce que je peux. C'est à peu près toute l'histoire. »


Après tout, l'homme avait probablement une partie de l'histoire lui-même, s'il la connaissait si bien.
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Vendel Langenberg
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07.01.15 2:46

Le sorcier veillait sur sa "cadette adoptive" tout en écoutant son jumeau. Le jeune homme en face de lui était évidemment un peu perdu dans ce monde de magie et il pouvait comprendre sa réticence antérieure. Oui, sa propre mère avait été charmée dans les premiers abords de la possibilité d'une relation, voir d'une large famille, avec un homme "spécial". Mais... Les moldus n'ont pas beaucoup de place dans le monde sorcier, ils en sont exilés pour leur bien. Il bu à petite gorgé, n'ayant pas le temps de faire plus pour tenir Abby en place. Histoire de la divertir, il fit planer à lui d'un coup de baguette une carotte qu'il laissa son petit légume mouvementé.


«Mais de rien, Maxwell, vous permettez que je m'adresse à vous en utilisant votre prénom? Pour ma part, je vous invite à simplement m'appeler Vendel. Je suis un peu jeune pour être traité comme un monsieur.»

Écoutant attentivement, tantôt hochant la tête avec un léger amusement à la mention de la malle qui tente de mordre, tantôt abordant un air plus grave lorsqu'il mentionna la baguette cassé, il absorba à son mieux toute l'histoire. Son regard se fit un peu troublé, peut-être triste? Il observa Abigail tout en retirant un bout de carotte des cheveux de celle-ci, la pauvre enfant s'était mise à grignoter la racine _heureusement propre_ pour ensuite se coiffer les cheveux avec. Vraiment, charmante jeune femme... Non? Enfin.

«Tout ça n'est pas à prendre à la légère, malgré tout. Casser sa baguette est quelques chose d'assez sérieux bien que je peux vous rassurer, il existe certainement une manière de ramener l'esprit d'Abby parmi nous. Honnêtement, j'étais en voyage il y a quelques temps à peine. Dernièrement, probablement peu après l'accident d'Abby, un de nos amis commun m'a informé que quelque chose lui était arrivé. J'ai quitté mon tour du monde pour revenir en ville, au cas que je puisse aider. Je suis content que vous m'avez trouvé et vous pouvez compter sur moi pour vous donner à tous deux toutes l'aide que je peux disposer. Mon métier est soigneur de créature magique. C'est un peu comme... un vétérinaire sorcier, vous voyez? Je ne suis pas médecin, mais je connais des choses par rapport la médecine magique. Les informations que vous avez eu sont bonnes. La mettre en contact avec son passé aidera à combattre son amnésie bien que je ne peux pas m'avancer plus que ce qu'il vous a été dis. Néanmoins...»

Le sorcier pris une longue gorgée  tout en surveillant la petite délinquante végétale du coin de l'oeil.

« Je peux vous informer sur sa vie, oui. Bien que j'étais enfoui la tête dans les livres et pas le type le plus social de l'endroit, j'étais un confident discret.» Marquant une pause il se frotta la tête avec un air mal à l'aise. « Bien que ça peut sembler orgueilleux comme prétention, je pense bien avoir prouvé à mes quelques amis que j'étais loyal, mes amis ne sont pas en grand nombre et ils sont comme une deuxième famille pour moi. Je donnerais tout pour eux.»

Le regard mélancolique se teinta d'une tristesse douce et sincère quelques instants alors qu'il fixait Abby puis se ravisa.

« Soit, votre soeur. La dernière année pour elle a été quand même assez exceptionnelle. Une étudiante chevronnée, fière et forte dans ses études. J'ai rarement vue une personne aussi assidue avec ses notes. C'est à peine si ses notes n'ont pas des notes et eux-même des recueils dans d'autres livres de notes. Perfectionniste serait un euphémisme. Abby était comme ça... Elle travaillait dur et les gens de notre maison, les Serdaigles, nous sommes généralement des... intellectuels? Oui je crois que ce serait le terme simplifié approprié. Mais Abby, elle forçait partout. Toujours tirée par quatre épingles, toujours forte et pas seulement dans ses notes, non, elle avait sa trempe de caractère bien à elle. Mais voilà, dans la dernière année, bien que je n'ai pas tout su puisque je suis plus vieux de deux ans et que j'étais déjà parti dans mon tour du monde, il paraît qu'elle s'est éprise d'un garçon. Le soucis c'est que ce garçon n'était probablement pas tout à fait approprié, voir un connard et à ce que j'ai su il lui a brisé le coeur d'une manière ou d'une autre. Bon,mes informations ne sont pas très précise mais entre les montagnes et la jungle ou encore le désert, j'avais un peu de mal à tenir une correspondance régulière et puisqu'elle me connait... Elle a probablement voulu éviter que j'en sache trop histoire que je ne revienne pas immédiatement lui régler son compte. Je suis comme ça.»


Haussant les épaules d'un air désolé il fixait Maxwell avec grand calme. Après tout, l'eau ne dort-elle pas? C'est souvent les gens les plus gentils qui sont les plus effrayants quand ils se mettent en colère, c'est du connu.


[HJ: Désolée de l'attente, jour de l'an exigeant et hausse de fête de famille vers la fin des vacances ._.]
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Maxwell T. Northwood
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13.01.15 20:49

Max hocha la tête, soufflant son soulagement sur la surface de son thé. Abby avait apparemment bien choisi ses amis. Vendel – puisque c'était ainsi qu'il devait l'appeler – avait presque son âge, effectivement. Il lui semblait juste fort poli pour être de sa génération, une espèce de prestance d'adulte. Maxwell n'avait pas ça ; il était juste un grand ado, avec des responsabilités vraiment bizarres.

La principale responsabilité jouait avec une carotte, en chantonnant à propos d'endives. Il soupira ; elle était désespérante. Il en venait presque à penser que venir voir un vétérinaire était approprié, mais c'était beaucoup trop méchant. Non, il aurait fallu un maraîcher. ... Ok, ça aussi, c'était méchant. Mais il faut bien comprendre qu'Abigail était épuisante, par moment.

Il prenait des notes mentalement. Il était tombé sur un confident – peut-être que Dieu existait quelque part, à côté de Merlin qui avait très visiblement existé. Au départ, il n'apprenait pas grand chose. Abby avait toujours été une excellente étudiante. Quand ils étaient petits, il lui volait souvent ses devoirs quand il était en retard, et ç'étaient ses meilleures notes. Le sale caractère, il était au courant aussi. Parfois, il se disait que ça aurait été plus simple si les rôles avaient été inversés. Sa soeur était plus douée, plus soignée, plus intelligente, elle aurait tout mené d'une main de maître.

La nouveauté, par contre, c'était d'entendre parler d'un garçon. Il regarda sa soeur d'un air suspicieux, comme si elle allait se réveiller pour tout expliquer au lieu d'enrouler une mèche de cheveux autour de sa bien aimée carotte.

« Un garçon... Elle ne m'a jamais parlé d'un garçon. »

Il était pratiquement en train de se ratatiner de colère. La raison du silence d'Abigail était évidente.

« Mais pourquoi elle aurait voulu devenir un... un... comme ça, à cause d'un garçon ? »

La cuillère dans la tasse de thé faisait du bruit, parce que ses mains tremblaient, mais il ne le remarquait pas, pas plus qu'il ne sentait ses joues chauffer. Colère et tristesse, un gros mélange entre les deux. C'était sa jumelle. Il ne savait même pas si c'était qu'on la lui vole ou qu'on la blesse qui le dérangeait le plus, même si à présent, il était assez clair que personne d'autre n'en voulait.

Il prit une inspiration tremblante.

« Je ne crois pas que ça soit la raison. Elle n'aurait pas fait ça, je suis presque sûr. Est-ce que vous avez une idée de qui ça pourrait être ? Quelqu'un dans sa classe ? »

Bonne piste ou pas, il était apparemment clair que ça s'était mal passé. Et, magie ou pas, si jamais il mettait la main sur ce gars, ça allait mal se passer. Il déposa la tasse, en essayant de ne pas être trop brusque, mais la cuillère protesta ; tant pis. Il lui fallait une main libre pour piocher dans la poche de sa veste la liste des anciennes connaissances potentielles d'Abigail.

« Est-ce qu'un nom vous dit quelque chose là dessus ? Quelqu'un de vraiment proche ? »

Il déposa le morceau de papier – bizarre, le papier, on aurait presque dit du parchemin – sur la table, avant de se gratter la nuque, soudainement mal à l'aise.

« Je suis désolé, ça me prend complètement par surprise. J'aurais cru qu'elle m'aurait dit ce genre de trucs... » Et à nouveau, il se sentait coupable. Il n'avait pas été là quand il fallait. « L'idée c'était même pas de mener l'enquête, je voulais juste qu'elle soit en contact avec des amis. »

Pas besoin de préciser de qui il parlait ; elle, c'était la moitié morte de lui-même.
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La vieille branche du légume — Vendel

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