Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille.
Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres.

Du coup, tout le monde se sent un peu concerné, surtout lorsque des créatures, des hybrides, des sorciers étrangers et même des moldus débarquent dans le Londres magique pour avoir leur mot à dire ! En soi, ce n'est pas grave. Tout le monde continue sa petite vie, s'occupe de son quartier, son métier, sa petite vie amoureuse.
Mais à la fin, l'un des trois finira bien par être ministre, mais rien de tout ça ne vous empêchera de vivre votre vie extraordinaire dans le Londres magique !








S.A.U.M.O.N. ϟ 10
ligue des sorciers ϟ 10
l'unité ϟ 20

nés-moldus ϟ 04
sang mêlés ϟ 21
sang purs ϟ 01

femmes ϟ 16
hommes ϟ 24

créatures ϟ 05
hybrides ϟ 06

moldus ϟ 00
cracmols ϟ 03







Cassandre Ollivander ▬ fondatrice
absente ϟ (mp)
Tybalt Burgess ▬ fondatrice
présente ϟ (mp)
Chance Shamrock ▬ modérateur
présent ϟ (mp)
Shasandre Tyllus ▬ modérateur
absent ϟ (mp)
Laertes Harper ▬ modératrice
présente ϟ (mp)
Prince Solus ▬ modératrice
présente ϟ (mp)












3293
4371
3280




LE CHEF DE LA NOUVELLE BRIGADE RÉVÉLÉ


Le projet de Brigade de Surveillance des Créatures et des Hybrides mis-en-place par Ater Bumblebee semble sur le point de voir le jour. Le chef de cette nouvelle Brigade, qui était resté jusque là secret, vient de nous être révélé.
Il s'agit de Mercutio Burgess, trente-huit ans, ancien chef de la Brigade des Aurors. Mercutio Burgess est connu pour avoir perdu dix de ses hommes lors d'une mission d'infiltration qui a mal tourné. Lorsque nous avons tenté d'obtenir ses réactions par rapport à sa nouvelle nomination, il a refusé de répondre à nos questions. Il n'y a plus qu'à espérer que cette nouvelle Brigade ne subira pas le même sort que la précédente.

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Mercutio Burgess
Messages : 17
Date d'inscription : 30/07/2014



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25.08.14 1:33

WITH MY EVERY BREATH
WITH ALL I HAVE LEFT

Les choses ne s'arrangeaient pas, répétaient-il toujours.
Les choses n'étaient jamais faites pour s'arranger, avec Mercutio. Les médicomages compatissaient avec leurs blouses chaque fois moins blanches que son visage.

Il montait toujours quatre à quatre les marches de l'hôpital - on ne lui connaissait cet empressement que dans les escaliers qui menaient du "rez-de-chaussée - réception" au "service de pathologie des sortilèges". Et puis dès qu'il arrivait face à la porte de la chambre, sa hâte se résorbait en lui comme une cicatrice.

Il présentait à la poignée tout ce qu'il pouvait trouver de plus calme à l'intérieur de lui-même. Ses yeux gris l'observaient comme un objet d'art premier, qui devait pour s'apprécier être longuement estimé. Il l'abaissait ensuite après une fraction de secondes rituelles.

C'était parfois quinze, parfois cinq. C'était parfois trente et parfois cent. Autant qu'il le fallait pour s'arrêter de trembler, trouver une quiétude à peindre sur sa tête, la couleur d'une plénitude trop fade pour être sincère et assez tendre pour être loyale.

Il attendait, son souffle se heurtant à des récifs invisibles, dans l'évidence de son désarroi glacé. Il attendait avec un besoin panique de reprendre la respiration qu'il n'avait jamais perdue. Il lui fallait seulement un juste milieu - un équilibre au cœur des champs de solitude qui ne fleurissaient plus que de douleur au fond de sa poitrine.

Quand il entrait enfin, il était un homme serein, les bras chargés de paquets qui embaumaient la pièce vide de fumets préparés très longtemps à l'avance.

« - Tybalt, bonjour,

Sa voix sans ton venait s'écraser sur les murs transparents et ses accents se brisaient un peu avant la fin.

Un ustensile salut alors qu'il posait sans aucun bruit le repas sur la table, la toute petite, avec un verre d'eau solitaire.

Mercutio s'appliqua à sortir de leurs barquettes une salade de champignons, des morceaux de poulet, des cubes de tomates aspergés de velours balsamique. À côté du plat il y avait une sorte de petit pâté noir de forme indescriptible, et il osa le déshabiller de son aluminium d'un air très - trop nerveux.

- Ça devait être un soufflé. Il recula de quelques pas qui n'avaient pas grand sens, enfonça ses mains dans le fond de ses poches pour les ressortir, gratta furtivement l'arête de son nez. Ne le mange surtout pas.

Mercutio alla trouver le tabouret juste à côté du lit. Il l'approcha un peu. Quelques anges passèrent à la place des minutes, et disparurent à travers les rideaux d'une fenêtre entrouverte, qui donnait sur une cour vide.

Lorsqu'il fut enfin assis, Mercutio se décida à regarder Tybalt.

Mercutio regarda Tybalt, et il ne put le voir, avec ses traits si doux, et le satin de ses yeux, et la voussure tranquille de ses lèvres, qu'un très bref instant. Son regard tomba aussitôt pour s'effondrer sur les vallées blanches et les sillons infinis tracés dans les draps. Son cœur inutile mobilisait tout son sang pour aller le fracasser aux confins de veines inactives. Tout son corps n'était qu'efforts vains, qui retombaient lamentablement, dans une absence hurlante de mouvement.

Il y avait un indéniable spectre qui errait dans le fond de ses pupilles et qui faisait frémir jusqu'à la pointe de ses cils. Il y avait la vraisemblance d'une peur qui ne se verbalisait pas et l'éloquence d'un silence qui s'installait lourdement, immensément, comme une marée dans un abysse.

Il croiserait ses mains. Il ne dirait plus rien. Il ne parlerait de personne. Il ne serait dérangé ni par la trotteuse assourdissante de l'horloge, ni par la pâleur éreintante de la pièce, qui semblait plus un trou noir qu'une chambre d'hôpital.

S'installa entre Mercutio et Tybalt cet abîme qu'un regard, qu'une parole, comme des balles perdues, creusaient dans la tristesse.

Combien de temps resterait-il, il ne le savait pas. Assez sans doute pour ne se rendre à aucune évidence.



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Tybalt Burgess
Messages : 142
Date d'inscription : 13/07/2014
Age : 25



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01.09.14 22:23

C'était à chaque fois réduire une journée d'occupation désespérée à une attente vide. Tybalt se demandait parfois si ce n'était pas l'un des plus grands torts qu'il avait dans sa manière de communiquer avec son frère ; il se rendait disponible pour sa visite. Ce n'était pas bien compliqué, mais jamais Mercutio ne le trouvait occupé, alors qu'il s'efforçait de l'être le reste du temps pour ne pas devenir complètement fou.

Assis sur son lit, les jambes étendues, il avait presque l'air normal tant qu'il n'essayait pas de bouger, l'illusion aurait été meilleure s'il avait pu s'installer dans le fauteuil désespérément abandonné dans un coin, mais sans pouvoir plier la pierre, ce n'était que difficilement possible. Il n'aurait pas dû. Il aurait dû marcher, autant que possible, il aurait dû lui montrer qu'il n'était pas réduit à l'état de marbre figé, mais c'était plus fort que lui. Il ne s'en rendait même pas compte.

Le réveil sur la table de nuit lui donnait l'heure, mais pas d'autre information. Outre l'ensemble rassurant qu'elle formait, la maison lui manquait surtout pour l'horloge. L'heure était la seule chose dans la pièce qui lui rappelait l'angoisse toujours présente qu'il arrive quelque chose, et il n'avait aucun moyen de le savoir jusqu'au moment où il serait trop tard. Il ne pouvait rien faire, ou quasiment.

La latence entre le moment où il clopinait jusque dans sa chambre après avoir été papoter avec X ou Y et le moment où Mercutio poussait la porte était une sorte de méditation étrange où Tybalt essayait de se convaincre que tout se passerait bien. C'était la demi-heure de la journée où il tentait de calmer son inquiétude, de retrouver ce qu'il était avant ; c'était le laps de temps où il regardait le mur si intensément qu'il aurait pu faire un trou dedans, pour s'efforcer de ne pas ralentir le temps en le fixant du regard.

Il déplorait ce mur, tout ce blanc. A la maison, il faisait tout aussi clair, mais il était surprenait de constater que les nuances avaient une importance non négligeable même pour cette non-couleur. Tout était aseptisé, ici. Tout, sauf Tybalt ; il était négligé, comme toujours, et c'était peut-être une résistance muette aux lignes droites et au blanc, au vide propre qui s'infiltrait partout.

Tybalt entendit les pas résonner dans le couloir. Il n'avait jamais été dupe. La chasse aux mauvais germes que pratiquaient le personnel de Sainte Mangouste n'était pas compatible avec quoique ce soit qui étouffe le bruit, et c'était bien comme ça. Il n'aimait pas les sorts de silence, cela ne faisait que rajouter du vide, mais cela avait ses inconvénients. Il pouvait reconnaître la démarche pressée, et la pause silencieuse pendant laquelle il sentait distinctement son coeur couler un peu plus dans sa poitrine. Il soupira, comme il soupirait toujours, comme l'homme qui rentre dans l'arène, et repoussa ses cheveux en arrière.

Et puis, il sourit. C'était le sourire qui complétait à la sérénité de Mercutio, les deux étais soutenant le mur entre eux.

« Salut. »

Toujours la même chose. Il regardait son frère déballer ce qu'il avait apporté. Il souriait perpétuellement, mais ce n'était pas l'expression d'une quelconque joie. Douceur un peu éteinte, intérêt appliqué pour les nouveautés, peut-être, mais surtout espoir trop souvent déçu.

Tybalt aurait autrefois pu trouver mille et une manières de taquiner son frère sur sa cuisine. Il aurait ri du désastre, imaginé l'état du four après le passage de ce truc. C'était d'une infinie tristesse, ce constat ; il cherchait quoi dire, il cherchait le ton à adopter, même s'il savait d'avance qu'il allait s'adresser à Mercutio comme à un animal blessé. Étrange ironie que celle où le malade prend en pitié le bien portant.

« Merci. »

Il n'y avait pas grand chose d'autre à dire, de cette voix trop douce qui s'exprimait malgré lui. Ses yeux parlaient pour lui de toutes façons. Ils avaient cette étincelle d'espoir qui rétrécissait chaque jour un peu plus ; elle finirait par s'éteindre, mais ce n'était pas encore le cas. Peut-être que Mercutio allait dire quelque chose.

Le visiteur s'assit, et Tybalt déglutit si difficilement qu'il lui sembla entendre des bulles exploser à l'intérieur de sa tête. Silence. Mercutio prenait sa place et se figeait. Il semblait à Tybalt qu'il cadrait trop bien dans le décor. Un jour, peut-être, Tybalt se mettrait à hurler, pour combler ce vide supplémentaire qu'on lui imposait. Il n'osait pas attirer la table mobile vers lui, de peur qu'un grincement au milieu de ce gouffre de silence leur transperce les tympans.

Une minute. Cinq. Dix. On entendait chaque tic-tac de ce fichu réveil. On entendait chaque mouvement nerveux sur les draps trop amidonnés. Qui des deux était la statue, à présent ?

« Ça s'est bien passé, ta journée ? »


Sa voix était étouffée, timide, par rapport à celle que les gens qu'il croisait toute la journée entendaient, et pourtant... Elle semblait si violente, si perçante dans le silence qu'il avait presque honte d'avoir ouvert la bouche. Une question stupide, une banalité pour étouffer tout ce qui aurait dû se dire. C'était la supplique, à demi-mots, pour des nouvelles, pour une conversation, n'importe quoi d'autre que ça.
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with all i have left — tybalt

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