Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille.
Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres.

Du coup, tout le monde se sent un peu concerné, surtout lorsque des créatures, des hybrides, des sorciers étrangers et même des moldus débarquent dans le Londres magique pour avoir leur mot à dire ! En soi, ce n'est pas grave. Tout le monde continue sa petite vie, s'occupe de son quartier, son métier, sa petite vie amoureuse.
Mais à la fin, l'un des trois finira bien par être ministre, mais rien de tout ça ne vous empêchera de vivre votre vie extraordinaire dans le Londres magique !








S.A.U.M.O.N. ϟ 10
ligue des sorciers ϟ 10
l'unité ϟ 20

nés-moldus ϟ 04
sang mêlés ϟ 21
sang purs ϟ 01

femmes ϟ 16
hommes ϟ 24

créatures ϟ 05
hybrides ϟ 06

moldus ϟ 00
cracmols ϟ 03







Cassandre Ollivander ▬ fondatrice
absente ϟ (mp)
Tybalt Burgess ▬ fondatrice
présente ϟ (mp)
Chance Shamrock ▬ modérateur
présent ϟ (mp)
Shasandre Tyllus ▬ modérateur
absent ϟ (mp)
Laertes Harper ▬ modératrice
présente ϟ (mp)
Prince Solus ▬ modératrice
présente ϟ (mp)












3293
4371
3280




LE CHEF DE LA NOUVELLE BRIGADE RÉVÉLÉ


Le projet de Brigade de Surveillance des Créatures et des Hybrides mis-en-place par Ater Bumblebee semble sur le point de voir le jour. Le chef de cette nouvelle Brigade, qui était resté jusque là secret, vient de nous être révélé.
Il s'agit de Mercutio Burgess, trente-huit ans, ancien chef de la Brigade des Aurors. Mercutio Burgess est connu pour avoir perdu dix de ses hommes lors d'une mission d'infiltration qui a mal tourné. Lorsque nous avons tenté d'obtenir ses réactions par rapport à sa nouvelle nomination, il a refusé de répondre à nos questions. Il n'y a plus qu'à espérer que cette nouvelle Brigade ne subira pas le même sort que la précédente.

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Un café contre un bébé ? - X.

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Gillian H. Twain
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30.07.14 21:25

Tu as un moment d’hésitation, Gillian. Tes limites ne sont pas nombreuses, assez vagues, et tu mériterais d’être appelée « cas social » de temps à autres, vu ton manque d’apprentissage de la notion de « l’espace vital » de tout un chacun. C’est vrai, alors que tu es le bras levé devant la porte, tu hésites… Est-ce que ça fait pas un peu harcèlement, d’aller toquer chez ton voisin un dimanche ? Et puis, il est seulement quinze heures, et tu as remarqué que les jeunes se lèvent de plus en plus tard… Est-ce que toquer va le réveiller ? Et d’abord, pourquoi tu parles des jeunes comme si tu n’en étais pas une ? Tu es jeune, Gillian, mets-toi ça dans la tête ! Encore assez jeune pour avoir un enfant. Et puis, Xavier pense que tu as 10 ans de moins, agis comme tel.

Prise d’un profond manque de confiance en toi-même, tu inspires, attrapes ta baguette magique – sacrilège, toi qui préfères tant l’alchimie ! – et fait apparaître un miroir devant toi. Mieux vaut utiliser la magie, dans ce genre de situation. Pas sûre que Xavier aurait apprécié se retrouver avec un miroir à la place d’une porte. Et puis, tu aurais probablement oublié la poignée, et il t’aurait fallu ramener du sable. Bref. Pour retrouver ta fameuse confiance en toi, tu jettes un œil dans le miroir. Œil vif, maquillage juste comme il faut, robe bleu – le bleu t’a toujours sied au teint – avec décolleté plongeant et juste courte comme il faut, ni pétasse, ni vieille bique. Et puis surtout, une pierre philosophale un peu bleutée, sertie dans une griffe en argent, elle-même reliée à une chaîne en argent. Très féminin, très alchimie, très toi. Mieux vaut peut-être que Xavier ne sache pas que tu faire jaillir un lac dans sa maison si elle tombe dans un cercle d’alchimie – de toutes façons, tout le monde n’est pas toi, il n’en a probablement pas chez lui.

Bon, Gillian. Reprends-toi, c’est le moment de faire un choix. Tu fais disparaître le miroir, mais tu hésites encore. Deux possibilités : faire demi-tour, rentrer chez toi, et te morfondre de ton manque d’initiative jusqu’au soir, avant d’aller au Creature Café. Hum. Tentant. Ou alors toquer, proposer un café à Xavier, t’inviter chez lui s’il accepte, et passer la soirée dans son lit à faire ce bébé ton tu rêves tant… Wow, Gilly d’amour. Tes pensées dérivent franchement. Allons-y doucement, et commençons par essayer de convaincre le jeune homme que tu es une personne bien, que tu ferais une mère parfaite et qu’il a envie d’être papa. Voilà une idée qu’elle est bonne. Allez. Pose ton magnifique sourire sur ton visage, et abats délicatement cette main pour toquer.

… Gillian. J’avais dit délicatement, sois une bonne femme, veux-tu. Une femme qu’on aurait envie d’épouser – et surtout, une femme à qui on voudrait donner un enfant.
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Xavier B. Hallward
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30.07.14 23:45

Un café contre un bébé
Gillian H. Twain
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Xavier B. Hallward


 

 



 

 

Je m'aperçois soudain que je ne puis me rappeler en réalité aucun détail particulier de votre visage. Seulement votre silhouette, vos vêtements, au moment où vous êtes partie entre les tables du café : cela, oui, je me souviens...  Δ Kafka

« Il était rentré tôt, pourtant. Il s’était même promis de se coucher avant deux heures du matin, ce soir là. Se reposer, prendre le temps de respirer. C’était sans compter sur cette histoire de garçon malchanceux qui le hantait depuis qu’il en avait entendu parler. Allongé dans son lit, il avait fixé le plafond – qu’il était beau le plafond ! Et avec une motivation le poussant à bondir du lit, ses lunettes s’étaient posées sur son nez et ses yeux s’étaient rivés sur des articles de presse. Il s’était assis sur son fauteuil le plus confortable, celui ayant appartenu à son grand-père (d’un vert kaki exquis), s’était couvert d’une couverture ayant appartenu à sa grand-mère (d’un beige délavé exquis) et, penché vers sa lampe de chevet exquise, il avait lu. S’était gavé d’informations qui finalement, ne répondaient même pas à ce qu’il voulait savoir. Mais le temps passa rapidement.

Il se réveilla en sursaut, comme si quelqu’un avait frappé. Il cligna plusieurs fois des yeux pour observer ce qu’il se passait autour de lui – les journaux devant lesquels il avait du s’endormir étaient tombés au sol. Ils ne faisaient de toute façon pas tâche au milieu des nombreux bouquins jetés par terre, et des stylos. Son mur, une toile d’araignée de photos diverses reliées les unes avec les autres grâce à un fil rouge, révélait nombreuses de ses recherches.

La lampe de chevet s’était éteinte – elle avait du le faire seule, frustrée de ne servir à rien. Ses muscles, ses articulations étaient engourdis. Il s’étira tel un éléphant (les chats étant bien trop souples pour être comparés à Xavier), faisant par un geste maladroit tomber sa couverture. Ne prenant pas même la peine de la ramasser, il se leva, marcha dessus en se grattant les yeux et redressa ses lunettes. Sa main vint gratter ses cheveux en pagaille – quelle heure était-il ? Trop tard pour qu’il ne prenne un petit déjeu– il sursauta de nouveau. Il avait bien entendu quelqu’un taper quelque part. Et par déduction, les gens tapent généralement sur des portes. Il était pourtant certain de n’attendre personne ? Il resta quelques instants sans bouger ; il était censé aller ouvrir, c’est ça ? Son coucou, qui venait de s’échapper de son horloge pour faire un petit tour dans l’appartement, vint se planter en plein dans son crâne pour lui crier qu’il était quinze heures. Il pesta un aïe avant de donner une petite baffe à l’oiseau pour qu’il s’éloigne – un cadeau maudit dont il ne pouvait pas se débarrasser.  

Il ne prit pas même la peine de se donner un coup de peigne, ou de s’habiller de façon plus décente pour ouvrir la porte; il fallait dire qu’il portait plutôt bien le t-shirt blanc uni de son père, trois tailles trop grandes, et oh ! un jogging simple bleu délavé qui lui appartenait. Il tira la porte.

Choc crânien.

Devant lui se tenait la gentille Gillian. S’il avait su, il aurait au moins pris la peine d’enfiler sa paire de Birkenstock. Il redressa ses lunettes sur son nez, sans aucune délicatesse, avec ses deux mains; Il manqua même de les faire tomber par ce geste. En fait là, tout de suite, il ne savait absolument pas quoi faire. C’était un peu inattendu, c’était dimanche. Le dimanche, il restait chez lui, seul, à lire ou à s’informer. Il ne comprenait pas trop ce qu’elle faisait là, mais il comprenait bien qu’elle était là. Il dut rester une seconde, peut-être deux sans parler. Il fallait dire que c’était, dans son cerveau, une cacophonie totale. C’était pire que tout. « Gillian ! » s’exclama-t-il le souffle coupé, avec surprise. Ca, de la surprise, il y en avait dans sa voix. Il finit par enlever ses lunettes, en fait elles ne lui servaient à rien, et il les mit dans la poche arrière de son jogging – il gagnait du temps pour réfléchir. « Vous avez be– enfin tu as besoin de quelque chose ? » Il ne put s’empêcher de rire, baissant la tête et attrapant de deux doigts l’arrête de son nez, un mauvais réflexe quand il se rendait compte qu’il avait fait une connerie. Il releva très légèrement la tête, de façon à laisser un oeil à la fois coupable et amusé s’infiltrer au dessus de sa main, afin de le planter dans le regard de la jeune fille. « C’était aujourd’hui, le café ? » Ses yeux se fermèrent. Il se redressa et tendit les bras en agitant ses mains, n’osant pas rouvrir ses paupières closes. Il avait fait son boulet. « Non, non non non ne dis rien. C’était aujourd’hui. C'était aujourd'hui, et j'ai oublié.».

Conclusion meurtrière.

Il attrapa ses cheveux dans ses mains. Il était vraiment trop nul, il avait oublié le café promis depuis tant de mois. Se détestant à cet instant précis, il fit un tour sur lui-même tout en tirant sur ses cheveux – il s’en voulait à mort. La grimace qu’il faisait en était d’ailleurs une preuve assez conséquente. Yeux plissés au maximum, joues remontées et dents serrées, il fit glisser ses mains jusque sur ses joues. Le petit tour de l’horreur étant fini, il se retrouva de nouveau face à la jeune professeur; osa enfin ouvrir les yeux pour les planter dans les siens, ses mains allant se poser doucement sur le haut des bras de Gillian. Il se pencha légèrement vers elle. « Je suis vraiment– vraiment désolé. Vraiment. ».

En vérité, il ne se souvenait même pas lui avoir posé une date. Mais si elle se tenait ici à cet instant précis, c’est surement qu’il l’avait fait. Xavier faisait trop de choses pour se souvenir de tout – et parlait beaucoup trop à la radio pour mémoriser ce qu’il racontait. Il était même prêt à parier qu’il radotait ! Mais qu’importe, il lui avait surement demandé de passer. Il avait du être en retard, trop en retard pour l’écouter, et avait du lui dire de venir dimanche. Comme un gentleman.

Sauf que voilà, une fois encore, il s’était planté, avait oublié, tel le gros boulet qu’il avait toujours été. Alors il prit des yeux de chien battu, ceux auxquels on ne résiste pas, un sourcil à moitié levé, le regard amusé autant que rempli de culpabilité, la tête légèrement penché vers l’avant. « Tu me pardonnes ? ». N’oublions pas le petit sourire désolé qui s’était dessiné sur ses lèvres, ou sa voix trop remplie de honte pour oser s’élever trop fort.  

Mais la seule et unique vérité, c’est qu’il n’avait strictement rien demandé. 
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Gillian H. Twain
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31.07.14 16:30

Tu hésites, Gillian, prise d’une hésitation face au trop cruel dilemme que Xavier t’impose. Après tout, il vient de te trouver une excuse toute faite, toute prête, toute cuite pour ton outrecuidant comportement. Une excuse qui pourrait t’ôter toute gêne – surtout que vus sa tête et son look, il vient de se réveiller, ce que tu trouves bizarrement adorable et séduisant, mais passons. Ça doit être le manque. Mais prendre cette excuse, acquiescer et rejeter toute la faute sur lui, ce serait mentir d’une part, le mettre mal à l’aise de l’autre. C’est difficile, la vie d’une femme tiraillée entre son esprit et son cœur.

Alors, immédiatement, tu vas chercher ta réponse dans tes – multiples – lectures de la presse féminine, dans tous ces articles qui t’expliquent comment séduire un homme et, surtout, comme le garder. Tous sont d’accord : l’honnêteté permet au couple de tenir, mais l’honnêteté éclairée. Pas celle où tu révèles que tu as pris l’habitude de passer tes nuits dans un bar à ramasser des poils divers et variés, pour mieux les analyser dans la journée et essayer de créer une pierre philosophale. Non, ce genre d’honnêteté est un peu effrayante au début : mieux vaut la révéler seulement quand l’homme est fou de toi. Ah la la. C’est difficile, toutes ces histoires de séduction.

Finalement, tu craques sur son air malheureux et mal à l’aise. Il se dandine et te jette un regard de chiot mouillé à se pâmer d’envie – qui en ferait tomber plus d’une, soit dit en passant. Vraiment, même s’il est un peu jeune, Xavier est clairement mignon, et tu es sûre que tu pourrais le convaincre de devenir Papa. Peut-être. Après lui avoir appris à se lever le matin, parce qu’il n’y a rien de plus beau que l’aube disparaissant au sommet de la ville. Te voilà poète, Gillian. Tu souris bêtement à tes propres pensées, te reprend et répond finalement, d’une voix rassurante :

« Mais non, ne t’inquiète pas, tu ne m’avais rien proposé. »

Bien joué. Maintenant, tu ressembles vraiment à une harceleuse puissance dix mille… En même temps, ce rôle te va vachement bien, toi qui tiens un carnet où tu notes les qualités des hommes en fonction de leur capacité à être papa… Carnet qui va du physique jusqu’au caractère, en passant par le revenu, le temps libre et tout ça. On rigole pas avec les enfants, tu le dis toujours. Enfin, un peu désespérée par cette rencontre qui début fort mal, tu poses tes doigts fins sur la pierre philosophale que tu portes, et puis tu dis simplement, souriante :

« C’est juste que je m’ennuyais un peu, et je pensais qu’on pouvait aller le prendre, justement, ce café. »

Petite hésitation et puis, sans une once de reproche dans la voix, mais un peu d’étonnement quand même :

« Je ne pensais pas te réveiller à 15 heures, je peux repartir si tu veux. »

Mais pas avant d’avoir vu ton appartement. Non, tu ne repartiras pas sans avoir l’impression d’avoir progressé. Tu te dois bien ça, vu le temps que tu as mis à choisir ta tenue du jour !
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Xavier B. Hallward
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31.07.14 20:29

Un café contre un bébé
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Xavier B. Hallward


 

 



 

 

Je m'aperçois soudain que je ne puis me rappeler en réalité aucun détail particulier de votre visage. Seulement votre silhouette, vos vêtements, au moment où vous êtes partie entre les tables du café : cela, oui, je me souviens...  Δ Kafka

La pression était palpable. Ou pas, du moins pour lui. Il ne s’était pas senti aussi mal depuis la fois où il avait renversé une potion vomitive sur son patron, trois jours après s’être fait embauché. Il avait à la fois terriblement honte de lui, autant qu’il se sentait mal pour elle. Que ça doit être humiliant, de se faire oublier de la sorte ! Bref, autant le dire, il aurait voulu se mettre sous terre, se cacher et ne jamais regrimper à la surface – après ça, elle ne voudrait plus jamais lui adresser la parole; et c’était mérité. Comment lui en vouloir, lui-même ne se le pardonnerait pas. Du moins, pas avant de trouver quelque chose sur lequel enquêter. Au fond, Xavier c’était ça ; un garçon doué dans son travail, mais terriblement nul dans les relations sociales.

Et elle lui avoua la vérité. Ses yeux se muèrent d’incompréhension dans les siens, alors que ses mains étaient toujours sur les épaules de sa voisine. « Mais qu’est-ce que tu fais là alors ? » furent des paroles peut-être un peu trop spontanées. Et les explications de la jeune professeur furent les plus rassurantes de sa vie. Sentant soudain toute la culpabilité s’évader, il lâcha un soupire et laissa retomber sa tête comme ses épaules, sans la lâcher. Pire, elle lui servait à moitié d’appui, mais qu’importe, il ne se rendait qu’à peine compte de son impolitesse naturelle. Elle lui sauvait la vie, là ! Il se redressa, décidant finalement d’enlever ses mains des épaules chaudes de l’alchimiste et se mit à rire, sincèrement. Un mauvais réflexe dû au soulagement, certainement, mais qui devait paraitre étrangement maladroit aux yeux de la demoiselle aux rêves pervers. Elle lui proposait de repasser.

« Hein ? Non non non reste ! J'étais déjà euh, à moitié réveillé de toute façon. .. » dit-il en passant le bout de ses doigts sur son oeil, pour se remettre du choc qu’il venait de vivre, et pour essayer de se réveiller. En réalité, la proposition était tentante ; il aurait pu rester chez lui à buller tranquillement devant des journaux, boire un thé en écoutant de la musique sympathique, se faire un dimanche comme il les aimait. Seul, au calme et chez lui. Mais il n’oserait jamais lui dire; elle était venue, et il n’allait pas lui demander de partir; la pauvre, elle se sentirait tellement mal ! Sans compter qu’elle attendait ce café depuis trop longtemps. Adieu dimanche reposant à la maison, une tornade était au palier de sa porte. « J'ai travaillé tard sur un dossier qui... » Bon ok, elle devait ne rien en avoir à faire. « Enfin bref. » Il passa une main dans ses cheveux en pagaille et jeta un coup d’oeil rapide derrière lui, à l’intérieur de son appartement. C’était le bordel ; c’était surtout le mur en toile d’araignée qui donnait cet effet de non rangé. Quoi que ; de nombreux objets étaient éparpillés un peu sur tous les meubles de bois, et sa table à manger était recouverte de livres divers. Il ne pouvait certainement pas laisser quelqu’un rentrer dans cet endroit ; c’était propre, certes, mais c’était comme son univers : le bordel.

Il restait immobile sur le pallier de sa porte, et prit un sourire un peu débile, cherchant une alternative, une sortie de secours, en se grattant toujours le coin du crâne. « Je sais pas on pourrait… » il cherchait quoi dire, voulait proposer autre chose qu’un café, ce qui le fit marquer une courte pause. Et en fait, il avait peur que toutes ses idées, aller au chaudron baveur, au creature’s cafe, en haut d’une colline etc. ne lui plaisent pas. C’était ridicule, il n’arrivait même pas à les sortir de sa bouche. « Ou on pourrait faire quelque chose d’autre… ». Voilà, c’était très constructif. Merci Xavier. Il se maudit, une fois encore, mais ne lâcha pas son sourire un peu débile, de gentil gars. Il prit une inspiration. « Non– je sais » il posa une nouvelle fois ses mains sur les épaules de Gillian et plongea son regard dans le sien, se voulant déterminé. « Reste ici– Surtout ne bouge pas. » Il recula d’un pas prudent, doucement, gardant ses mains devant lui, comme s’il s’éloignait d’un château de carte prêt à tomber. Un autre pas. Il était à l’intérieur. « J’arrive. Ne. bouge. Surtout. pas. » Et d’un coup sec, il claqua la porte et s’appuya contre cette dernière.

Il observa le bordel dans son salon ; il était sacrément dans la bouse d’hippogriffe. Il passa ses mains sur son visage, ses cheveux, cherchant à trouver une solution. Sa baguette, il fallait que dans ce bordel, il trouve sa baguette. Ne perdant pas plus de temps, il se précipita sur la table, tattant comme un aveugle à la recherche de l’objet perdu. Il finit par la trouver, au bout de quelques secondes, sur la table de chevet, juste à côté du fauteuil où il avait dormi. Il se contenta d’envoyer quelques sortilèges basiques pour ranger, sortilèges qui firent s’envoler les livres de son salon. Son tapis s’envola pour se dépoussiérer alors qu’il était sur ce dernier, et Xavier manqua de tomber. Il se rattrapa cependant et se précipita dans sa chambre pour enfiler des vêtements plus appropriés – ne lui en demandons pas trop, un sweat et un jean étaient un effort considérable pour lui. Il faillit également tomber en enfilant ses chaussettes mais réussit cependant, au milieu des bouquins et papiers volant qui se rangeaient au fur et à mesure.

Il se précipita de nouveau vers la porte et l’ouvrit brusquement, souriant à Gillian restée sur place. « Tu peux entre– » un livre vint se cogner sur sa tempe, mais il ne fit rien d’autre que de continuer à sourire. Lorsqu’il se mit sur le côté pour la laisser entrer, sa maison était rangée. Et son mur d’araignée couvert par des rideaux blancs, légers et à moitié transparents.

Pour la première fois de sa vie, il trouva son appartement joli. « Fais comme chez toi » déclara-t-il, un peu ébaït par les derniers livres qui se rangeaient dans sa bibliothèque plutôt garnie. 
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Gillian H. Twain
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03.08.14 21:30

Gillian ne pouvait pas s’empêcher de sourire. Elle souriait tout le temps, en toutes circonstances : c’était, probablement, ce qui faisait d’elle une personne agréable, malgré ses (trop) nombreuses logorrhées verbales, sa passion frôlant l’hystérie pour l’Alchimie et le non-respect absolu qu’elle avait pour toutes les normales sociales – particulièrement celles se rapportant au harcèlement. Et puis bon, elle était quand même mignonne, plutôt douce et gentille, et assez tolérante. Pourtant, en voyant la réaction de panique de Xavier, elle eut franchement envie de rire, et du faire des efforts inconcevables – elle-même consciente du manque de politesse que cela aurait été – pour retenir le flot de joie qui menaçait de franchir ses lèvres. Il faut dire que les yeux qu’il lui présentait, elle les avait souvent arborés, et elle n’avait pas besoin de réfléchir très longtemps pour comprendre : sa maison ressemblait à une décharge publique, tant le bordel était omniprésent, et il avait honte de l’y faire entrer. Evidemment, il ne pouvait pas savoir à quel point sa tolérance pour le bordel était importante.

En effet, à l’exception de son bureau de travail d’alchimie, parfaitement rangé, propre comme une salle de chirurgie et réglé au millimètre, tout son univers était un vrac inconcevables d’objets semblant s’être retrouvés ensembles par hasard. Chez elle, on retrouvait donc des bocaux contenant des plantes en tous genres sur des piles de livres – parfois ouverts – elles-mêmes placées à proximité d’un panier dans lequel pullulaient des dragées surprises – Gillian aimait bien les dragées surprises. À quelques mètres de là, il y avait des chaussons plein de poils – vous savez, ces chaussons sur lesquels étaient dessinées des runes de chaleur – qu’elle avait porté quelques semaines seulement après les avoir achetées. Elle y avait très vite renoncé en ayant vu le nombre de personnes qui s’étaient retrouvées à Sainte Mangouste, les pieds brûlés par des chaussons défaillants, mais n’avait jamais pu se résoudre à les jeter – ils lui avaient coûté un certain nombre de gallions, et elle pouvait se montrer assez cupide. Ils gisaient donc dans son salon, cadavre d’une époque résolue, et surveillaient une autre pile de livres qui…

Ah, tiens ? Xavier venait de lui fermer la porte au nez, en la suppliant – presque – de ne pas bouger. Elle avait toujours opté pour une solution différente, telle que « Oh, mais allons nous promener dans le parc plutôt, il fait beau, il faut en profiter ! » pour éviter d’avoir à montrer le bordel monstre qui lui servait de maison à un public… Quel qu’il soit. Mais vu le remue-ménage qu’elle pouvait entendre à travers la porte – qui continuait à la supplier de rester là, singeant son propriétaire – il n’y avait aucun doute sur ce qu’il était en train de faire. Cette fois, c’en était trop : Gillian éclata de rire, laissant enfin s’échapper son trop plein de bonne humeur. Et puis, délicatement, elle s’essuya les yeux, hilare, juste au moment où Xavier ouvrait de nouveau la porte. Ç’avait été un timing parfait. Et puis le livre était arrivé, et s’était éclaté dans la tête du jeune sorcier.

C’en était trop pour une femme comme Gillian. Incapable de se contenir de nouveau, elle se remit à pouffer comme une assistée, une main devant la bouche, tentant lamentablement de retenir son hilarité. C’était assez probable que ce comportement – un poil dégradant pour Xavier, auraient dit certains – allait lui griller toutes ses chances. Mais le professeur Twain était incapable d’être sérieuse à ce point, et elle tenta vainement de faire comme si de rien n’était, ses épaules secouées de petits spasmes nerveux, à mesure que son diaphragme décidait de sa vie. Elle continua ainsi quelques secondes, tentant – sans succès ! - de présenter ses excuses entre deux rires, et elle arriva, enfin, à se calmer.

« Je suis désolée Xavier, mais c’était… »

Il n’y avait même pas de mot pour le décrire. Décidée à faire passer ce moment un peu gênant, elle approcha sa main de la chevelure fournie – huuum, elle aimait ces cheveux, et rêvait depuis un moment de les toucher ! – du jeune homme et y posa délicatement ses doigts, l’air franchement inquiète, quoique toujours plus ou moins morte de rire :

« Ça va ta tête ? »

Pfiou. Retiens-toi Gillian, retiens-toi. Après quelques secondes d’apnée, le professeur parvint à réprimer la remontée de son envie de rire, et put reprendre une attitude aimable de stalkeuse agréable. C’est sans gêne aucune qu’elle balaya l’endroit du regard, endroit qu’elle trouva très à son goût. Le petit Xavier avait un certain talent. Son œil perçant – Serdaigle ftw – remarqua des motifs, derrière les draps pendus au mur, et elle eut immédiatement l’envie d’aller voir ce qu’il y avait dessous. Mais une crise de rire incontrôlable était déjà beaucoup, et elle savait qu’elle devrait attendre quelques minutes avant de faire preuve de « maladresse » et de décrocher le drap sans le vouloir… À moins qu’elle ne lance un petit sort sous la table, ni vu ni connu… Mais elle avait peur d’arracher le mur avec.

« C’est très joli, chez toi. »


Elle avait repris sa voix douce de femme fatale, s’était légèrement penchée en avant – histoire de faire ressortir son décolleté, l’air de rien – et lui avait offert son plus beau sourire. Il fallait qu’elle trouve le moyen de se faire pardonner. Et puis, si elle jouait bien son coup, elle aurait peut-être la chance de pouvoir visiter la chambre…
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Xavier B. Hallward
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10.08.14 17:04

Un café contre un bébé
Gillian H. Twain
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Je m'aperçois soudain que je ne puis me rappeler en réalité aucun détail particulier de votre visage. Seulement votre silhouette, vos vêtements, au moment où vous êtes partie entre les tables du café : cela, oui, je me souviens...  Δ Kafka

Lorsqu’il avait ouvert la porte, il s’était rendu compte des yeux amusés de Gillan, à la limite des larmes. Elle avait ri. En toute réalité, ça ne gênait pas Xavier. Cela aurait pourtant mis mal à l’aise beaucoup de monde, mais lui se contenta de sourire, et de passer une main dans ses cheveux. Il était maladroit, le savait, mais ça ne le dérangeait pas plus que ça. Il n’avait pas assez de bon sens pour se poser les questions adéquates dues à sa personnalité, et ne s’était pas réellement un jour remis en questions. Sauf à l’adolescence, mais l’époque commençait à se faire lointaine. Mais lorsqu’elle rit, pour de bon cette fois, il haussa les sourcils en la fixant et prit son air le plus supris. « Tu oses rire ? » dit-il en pointant ses deux doigts vers elle, alors que ses bras étaient un peu pliés. « Je veux dire tu.. Tu oses vraiment rire ? ». Mais il ne tint pas longtemps ; sa bouche se transforma en sourire, ses yeux se bercèrent d’amusement, et il explosa à son tour de rire, laissant sa voix s’échapper dans un glapissement heureux. « J’y crois pas » dit-il toujours aussi amusé, toujours avec un grand sourire en regardant maintenant le ciel dégagé, bougeant son visage de droite à gauche en signe de faux mécontentement. 

Elle tenta alors de s’excuser. Ôh, il n’en avait pas besoin, il ne comprenait pas réellement pourquoi elle le faisait. Il se contenta de pouffer une nouvelle fois. « Nan c’est moi qui… » mais il fut coupé par les doigts de la femme qui venaient s’étaler dans sa chevelure. Instinctivement, il se baissa de façon à ce qu’elle ait moins de mal à toucher ces cheveux. Etranges, les réflexes humains. « … suis désolé ? » continua-t-il, un peu plus perplexe. Il regarda sur les côtés en fronçant les sourcils de façon intriguée. En effet, une très grande question s'était installée dans son cerveau. « Mais pourquoi est-ce que ma tête n'irait pas ?". 

Tout de même,  il savait qu’il lui manquait quelques boulons dès qu’il s’agissait d’être avec quelqu’un, mais c’aurait été presque vexant qu’elle le dise de cette manière. Sans compter sur le fait qu’elle avait déjà remarqué à quel point il était peu doué. Bon, au moins ça la faisait rire. D’autres en été totalement désespérés. AH ! Le livre, bien sur ! Il se redressa, prenant peut-être un peu trop d'hauteur pour que la main de Gillian reste enfouie dans ses cheveux. « Je ne sais pas si je vais y survivre… » Continua-t-il en posant sa propre main sur son crâne, imitant une douleur qui n'existait pas. « Je… Je… vais... ». Il donnait l'impression de réellement souffrir. Il se cognait tellement régulièrement la tête. Contre les poutres, les étagères, tous les trucs un peu en hauteur quoi, il était pas tout à fait petit, en réalité, Xavier. Il ne savait pas combien il mesurait, il s’y était pas intéressé, mais il dépassait souvent beaucoup de monde, alors il se soupçonnait d’être un peu grand. Qu’importe. Finissant son imitation du mec souffrant, il se mit à rire. Il riait tout le temps de ses blagues les moins drôles. Un phénomène, l’enfant de 27 ans. Il lui fit un clin d’oeil et tourna sa tête pour regarder l’intérieur ; sympa disait-elle ? Il pouffa de rire et se retourna vers elle.

Ses yeux glissèrent vaguement dans son décolleté. Un regard discret mais une information qui monta rapidement au cerveau. Il était peut-être très niais, ses neurones fonctionnaient, et il comprenait le jeu de la demoiselle. Il n’avait qu’à pas suivre, ça passerait vite. « Sympa ? » Il rigola. Il savait très bien qu’il n’avait pas de gout – on lui avait déjà dit que le vert et le jaune pisse, ce n’était pas un bon mélange. Mais ses murs étaient d’un vert sombre, et ses fauteuils d’un jaune délavé. Tous ses meubles étaient en bois, c’était une véritable maison de sorcier ; sa vaisselle étaient en train de se laver seule dans la cuisine, des objets en tous genres se promenaient dans le salon. C’était très meublé, peut-être trop ; malgré tous ses efforts, la maison resterait à jamais bordélique. Une table de bois trônait au milieu de la pièce, entourée de six chaises assorties, un vieux canapé dormait dans un coin, à côté d’une cheminé constamment allumée. Il y avait énormément d’objets, un peu partout ; plumes, flacons, photos de lui et d’une jeune fille, d’une jeune fille, de lui avec ses parents, des tableaux, dont l’un qui représentait une goule défunte, son « amie d’enfance »… Cette maison était définitivement pas belle. Mais ça le faisait rire. « Tu as failli utiliser le terme vieillot.  » et il rigola; une nouvelle fois. « Avoue le, je t’ai vue ! ». Ses yeux transpiraient la taquinerie.

Il s’écarta du pallier, pour la laisser entrer. Alors il lui fit de grand signe, se courba et fit tourner sa main, l’autre à l’arrière, comme on le faisait autrefois aux grandes dames (ou aux rois, mais il doutait qu’elle fusse un jour une reine /meurt/). « Après vous » déclara-t-il avant de la suivre à l’intérieur. Non vraiment, après le nombre de fois où on lui avait dit « Xavier, s’il te plait, fait quelque chose pour ce pauvre endroit », il ne pouvait plus croire qu’on lui dise que c’était sympa. Ca va, il avait pas de gout, c’était pas la fin du monde ! Et puis, lui ça le faisait rire. Je disais donc, il la suivit à l’intérieur et la porte se ferma derrière. « Fais comme chez toi ! » déclara-t-il en se dirigeant vers sa cuisine semi-américaine. Semi parce que ce n’était pas aussi moderne qu’une réelle cuisine américaine, mais elle donnait sur le reste de la maison, séparée par de vieux meubles où il mangeait, en générale. Son coucou se baladait dans la maison, et son tourne disque s’était mis en route. Les Caravan Palace, voilà qui mettait de bonne humeur ! Le coucou alla se fourrer dans les cheveux de Gillian. Aussitôt, le garçon fit demi tour et se précipita vers Gillian. Il n’osa pas attraper la chose bloquée et enroulée dans les cheveux. « Ok. Ne panique pas. On va trouver une solution. ».

Mais c’était mal barré, s’il comptait lui faire bonne impression… 
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Gillian H. Twain
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21.08.14 8:47

D’accord, elle devait bien l’admettre : elle avait failli dire vieillot. C’est vrai quoi, ne pouvait-il pas, d’un coup de baguette magique, peindre ses murs en blanc, en laissant un taupe, pâtiner ses meubles en bois de gris et, pitié, remplacer les affreux fauteuils jaunâtre – le terme jaune ne permettait pas de décrire la couleur passée de ces meubles, qui avaient l’air incroyablement confortables, néanmoins. Dans un coin de sa tête, Gillian imagina comment elle redécorerait la maison de Xavier, une fois qu’elle habiterait avec lui – parce que oui, la professeure avait tendance à se projeter loin, très loin dans un avenir franchement incertain. Il y avait vraiment moyen de rendre la pièce jolie, un vrai potentiel. Souriante, elle concéda à son « ami » :

« Oui, c’est vrai que ça mériterait quelques retouches… Mais il y a du potentiel ! »

Xavier était franchement amusant – mais, en même temps, Gillian n’était pas très difficile. Inquisitrice, l’alchimiste se lança dans un examen détaillé des lieux. Elle trouvait la cheminée franchement mignonne, et la chaleur diffuse qui s’en échappait réchauffait la pièce, lui donnant un côté chaleureux. Dans sa tête, elle nota la vaisselle en train de se faire : au moins, le mec était propre, même si elle se doutait qu’il y a peu de temps, un bordel inimaginable occupait l’intégralité de la pièce. La cuisine donnait sur la salle à manger, détail qu’elle avait toujours aimé, mais les gros meubles qui séparaient les deux lieux de vie étaient trop larges et mangeaient l’espace. Les gloutons… Du coin de l’œil, elle aperçut un coucou, qui volait à toute vitesse dans la pièce. Elle le trouva immédiatement adorable – elle garderait cet objet, c’était sûr ! – mais la suite des évènements changea un peu son point de vue. Le petit animal vint immédiatement se fourrer dans ses cheveux, s’y emmêlant avec beaucoup de brio, en un temps record. Le fils de goule.

Un air inquiet passa sur le visage de poupée de la Professeure. Elle n’aimait clairement pas la situation – ses cheveux étant un atout de séduction considérable, qui donnaient l’impression de réduire la taille de son nez aquilin, l’un des gros complexes de Gillian. Elle avaient pensé plusieurs fois à lui jeter un sort, qui le rendrait plus discret, mais elle trouvait qu’il faisait partie d’elle, malgré tout, et elle n’était pas sûre de continuer à s’aimer sans. Alors, elle continuait à tergiverser, incapable de se décider quant à la conduite à tenir. Le coucou était maintenant complètement pris au piège, même plus capable de bouger, coincé dans la pourtant pas si épaisse fourrure de la demoiselle. Tentant de conserver son calme, elle avala difficilement sa salive, et tenta un sourire – qui rappelait vaguement une grimace. Xavier arrivait, mais elle n’était pas sûre de pouvoir lui faire complètement confiance. La situation était trop importante pour se permettre une maladresse. En même temps, il allait probablement devoir lui toucher les cheveux, voir le visage, et Twain adorait ça. Vraiment.

« Euh… Il y a moyen de libérer le coucou sans m’arracher les cheveux ? »

Elle avait tenté une blague, mais son ton était teinté d’inquiétude malgré tout. Une longue inspiration lui permit de retrouver un semblant de calme et, très délicatement, elle demanda, d’une voix étonnamment douce, ses grands yeux verts de biche sauvage plantés sur le visage de Xavier :

« Je ne vois rien, tu peux le démêler… S’il te plaît ? »

Elle savait qu’il allait lui tirer les cheveux, et que ce ne serait pas agréable. Mais un détail derrière l’épaule de Xavier attira l’attention de la pauvre Professeure. C’était le jeune homme, qui serrait contre lui une jeune fille. Le cerveau de Gillian ne fit qu’un tour – elle était incapable d’imaginer que ça pourrait être autre chose que sa copine, comme sa sœur, sa cousine ou une simple amie. Elle avait peut-être risqué la survie de ses cheveux… Pour rien. Pourtant, elle était persuadée que l’animateur radio était célibataire – elle l’avait lu dans un magasine people, où il figurait parmi les 50 célibataires à qui on donnerait bien un amortentia… En même temps, elle ne parvenait pas à se souvenir de quand datait l’article : les choses avaient peut être évoluées depuis. L’air de rien, comme si elle voulait faire la conversation pendant que le jeune homme trifouillait ses crins de ponette sauvage, elle demanda :

« Oh, c’est ta copine ? Elle est mignonne… »

Elle n’était pas mignonne. La connasse avait décidément une taille trop marquée, et sa peau était moins jolie que celle de Gillian, et puis elle avait vachement moins de poitrine. Non, vraiment, ça ne pouvait pas être une compétitrice sérieuse, même si ses grands yeux avaient un pouvoir étonnamment hypnotique, qu’elle respirait la grâce et qu’en réalité, elle était franchement superbement foutue – elle lui rappelait un peu les mannequins de robes de sorcières qu’elle avait vu défiler, quelques fois. Décidément, c’était peut-être une mauvaise idée, cette histoire de café…
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