Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille.
Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres.

Du coup, tout le monde se sent un peu concerné, surtout lorsque des créatures, des hybrides, des sorciers étrangers et même des moldus débarquent dans le Londres magique pour avoir leur mot à dire ! En soi, ce n'est pas grave. Tout le monde continue sa petite vie, s'occupe de son quartier, son métier, sa petite vie amoureuse.
Mais à la fin, l'un des trois finira bien par être ministre, mais rien de tout ça ne vous empêchera de vivre votre vie extraordinaire dans le Londres magique !








S.A.U.M.O.N. ϟ 10
ligue des sorciers ϟ 10
l'unité ϟ 20

nés-moldus ϟ 04
sang mêlés ϟ 21
sang purs ϟ 01

femmes ϟ 16
hommes ϟ 24

créatures ϟ 05
hybrides ϟ 06

moldus ϟ 00
cracmols ϟ 03







Cassandre Ollivander ▬ fondatrice
absente ϟ (mp)
Tybalt Burgess ▬ fondatrice
présente ϟ (mp)
Chance Shamrock ▬ modérateur
présent ϟ (mp)
Shasandre Tyllus ▬ modérateur
absent ϟ (mp)
Laertes Harper ▬ modératrice
présente ϟ (mp)
Prince Solus ▬ modératrice
présente ϟ (mp)












3293
4371
3280




LE CHEF DE LA NOUVELLE BRIGADE RÉVÉLÉ


Le projet de Brigade de Surveillance des Créatures et des Hybrides mis-en-place par Ater Bumblebee semble sur le point de voir le jour. Le chef de cette nouvelle Brigade, qui était resté jusque là secret, vient de nous être révélé.
Il s'agit de Mercutio Burgess, trente-huit ans, ancien chef de la Brigade des Aurors. Mercutio Burgess est connu pour avoir perdu dix de ses hommes lors d'une mission d'infiltration qui a mal tourné. Lorsque nous avons tenté d'obtenir ses réactions par rapport à sa nouvelle nomination, il a refusé de répondre à nos questions. Il n'y a plus qu'à espérer que cette nouvelle Brigade ne subira pas le même sort que la précédente.

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Un jus de carotte avec un fond de mercure, s'il vous plaît - Cepheus

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Gillian H. Twain
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30.07.14 17:31

Dammit, Cepheus est encore en retard. Ce n’est pas rare qu’il le soit, et même si tu sais qu’il a pour toi plus de respect que la plupart des hommes/femmes/créatures/hybrides/gens en général, tu n’hésiteras pas à placer une petite remarque, comme à chaque fois que vous vous voyez. Tu sais bien que ça ne fera pas changer ses mauvaises habitudes, et tu sais tout aussi bien que si ce n’est pas lui, c’est toi qui es en retard, mais tu es d’un naturel volatil et impatient, Gillian, et attendre, même 5 minutes, t’agace profondément. Tu jures dans ta barbe inexistante, et te calmes en attrapant la pierre qui es pendue autour de ton cou.

Elle brille d’un éclat vert et noir, et on a l’impression de voir les détails bouger dessus, à chaque fois qu’un nuage vient cacher le délicieux reflet du soleil. Tu soupires de bonheur, dans un meilleur état d’esprit à ce simple contact. Cette pierre peut faire pousser des plantes dans n’importe quelle terre fertile – un sacré pied de nez à Caesius, le professeur de botanique de Poudlard, ça ! Tu l’as faite avec Nicolas, c’est l’une des premières que tu as réussie, et il t’a laissé la garder. Quelle joie, quelle immense joie que ce cadeau. Et puis, il est parfaitement assorti à tes yeux et à ton sac, pour ne rien gâcher. Parce que c’est le genre de choses auquel tu penses, quand tu t’apprêtes à sortir, même si c’est juste pour discuter avec le plus rouquin de tes anciens élèves.

Enfin, il apparaît dans ton champ de vision, au loin. Ton sourire s’élargit, et tu lui fais un signe de la main – comme s’il ne t’avait pas reconnu. Idiote. Ce n’est pas si rare que ça, que tu restes en contact avec tes élèves, mais Cepheus et toi avez un lien spécial. Probablement parce qu’il est juste fan d’alchimie, et que tu prends un plaisir infini à déblatérer pendant des heures de tous ces sujets majeurs que sont le souffre, le mercure, et les risques de la transmutation humaine. Ça fait du bien de pouvoir parler de ça, parce que certains de tes élèves seraient assez téméraires pour tenter l’expérience, t’obligeant à une censure des plus détestables.

Tu as déjà commandé une bièraubeurre, mais tu ne l’as pas encore touchée – enfin, presque pas, ça se voit pas quoi. C’est la moindre des politesses. Finalement, il arrive enfin à la terrasse du café où tu es assise – pas au Creature’s Café, pour changer. En fait, il y a tellement de monde là-bas qu’il est difficile de discuter correctement, et puis tu as toujours peur que les nombreuses informations que tu donnes à Cepheus tombent dans les mauvaises oreilles. Pauvre Gillian, trop effrayée de faire perdre une jambe à quelqu’un. Une jambe… Est-ce vraiment SI important ? Probablement, oui, enfin.

« Bonjour, jeune retardataire. »

Et bim, comme promis, une remarque. Avec des sourcils légèrement froncés, mais toujours un immense sourire sur les lèvres. Tu es incapable de cacher ton plaisir de le voir, alors que tu te lèves pour lui faire la bise, poliment.
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Cepheus A. Garrott
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30.07.14 19:11



Lentement, le roux sorti sa montre de poche à gousset de  la poche de son pantalon de velours côtelé  vert bizarre à carreaux louches. Il y jeta un œil stressé en lâchant un soupir anxieux.
Cepheus était trop en retard. Le rendez-vous était à 15h45 et il était maintenant 15h54  pile poil de carotte.  Réalisant, il se rongea un peu l’ongle du petit doigt avant d’accélérer le pas en tournant au coin de l’allée pour attraper un raccourci.

Maudit boulot et ses remises d’articles. La chronique d’Electra Heart paraissait dans l’édition du soir de La Gazette du Sorcier, du coup devoir remettre ses écrits en plein après-midi  ça le dérangeait pas mal dans son horaire. Mais il ne se plaignait pas. Il aimait bien son boulot qui était bien mieux payé que son feu miteux statu de serveur au Chaudron Baveur. Et en plus, à part l’écriture de ses articles, son emploi du temps niveau boulot était assez libre.
Vivement, il se passa une main dans les cheveux, tout en se concentrant sur sa course pour ne pas se prendre le pied dans un trou quelconque ou dans son autre pied (il en serait capable).  C’était dans ces moments-là qu’il se trouvait stupide de ne pas avoir essayé de passer le permis de transplanage. La vie serait tellement plus facile.
« Rah, retard ! Retard par-ci, retard par-là! La vie est un RE-TARD.  » que marmonna la poule rousse d’Alice.  

Et la poule s’arrêta aussi vite que son marmonage s’était éteint, non sans manquer de tomber, parce que le freinage sec n’était pas trop un truc d’humain, normalement.
Il leva ses iris bleus en direction de la pancarte qui présentait le commerce. C’était bien le café où l’avait convié l’intelligente Gillian. Il aimait bien cette brave dame. Non seulement elle était trop adorable, mais elle lui apprenait plein de trucs qui avaient manqués à son éducation poudlarienne.
Aussi, elle lui contait ses histoires de cœur, parfois. Ça lui faisait papillonner sagement les cils. Il aimait ça.

Son regard, ayant terminé d’analyser la pancarte pour finalement conclure qu’il ne connaissait pas ce café, balaya curieusement la terrasse. Avec le soleil qu’il faisait aujourd’hui, ça serait stupide de rester à l’intérieur, n’est-ce pas ? Quoique sa peau de roux l’aurait préféré. Mais comme il n’était pas une peau de roux mentalement, il préférait le dehors.
Hmn. Hmn.
GILLIAN SPOTTED!
Un sourire vint soudainement faire éclater l’air mi-sévère, mi-inquiet qui avait pris possession de la tache de rousseur qui lui servait de face.  S’il ne se retenait pas, il serait déjà parti en courant vers son amie/fausse maman/modèle, mais là, il avait plutôt opté pour une marche calme et sûre de lui. Il devait prendre du temps pour méditer à la raison de son retard.  Il ne pouvait PAS dire qu’il travaillait à la Gazette. C’était trop peu subtil.  En plus, il n’avait pas de cadeau pour détourner l’attention, cette fois…

Du coup, il se crispa un peu quand elle mentionna son arrivée retardée. Il tenta de ne pas laisser paraître son malaise, même si c’était plus compliqué qu’il ne paraissait. Sans chigner et même avec un certain enthousiasme, il fit également la bise à la petite dame.

« Hello, madame! Tu me pardonneras, hein ? J’ai dû aider un ami. Il était un peu dans la merde. Tu vois, il a fait exploser une bombabouse dans une boutique et il arrivait pas à se sortir de ça tout seul.  »
Tout doucement, il frotta les épaules de la dame. C’était sa façon de la saluer.
Et puis, il recula gentiment pour s’asseoir confortablement sur la chaise qu’il venait de se tirer. Garrott dû arrêter sa menterie là, pour le besoin de la crédibilité. Ahlala, c’était dur la vie d’artiste quand on n’était pas du tout un artiste.  
Gardant son sourire trop heureux, il s’étira un peu, déjà courbaturé par la course (il avait l’endurance physique d’un petit pois). D’un claquement de doigts impatient, il appela un serveur. Serveur qui lui fit signe d’attendre. Subtilement, le roux roula des yeux en guise de répondre.

Finalement, Cepheus reposa son attention sur la professeure.
«  Et comment va ma petite mademoiselle préférée aujourd’hui ? »

Il croisa les jambes et il posa ses coudes sur la table, déposant son menton sur la « plateforme » faite à l’aide de ses deux pattes. Cepheus regarda la dame, intéressé.





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Gillian H. Twain
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30.07.14 20:49

Gillian, Gillian, Gillian. Tu penses vraiment, sincèrement être une bonne psychologue. Mais en fait. Pas tant que ça. Parce que tu n’as même pas été capable de voir la tête de constipé de ton amélève (ami/élève, évidemment) au moment de ta reproche, et que tu es persuadée que tu as bien fait. Peut-être que tu as bien fait, d’ailleurs, mais bon. Tu l’écoutes, et cette fois, tu devines que son excuse est un mensonge – faire exploser une bombabouse dans sa propre boutique ? Non. Que quelqu’un aie fait exploser une bombabouse dans sa boutique, c’était beaucoup plus probable. Mais tu laisses passer cet affront : il faut laisser aux enfants un peu de lest, et ne les gronder que pour les bêtises les plus importantes. C’est quelque chose que tu as pu retrouver dans tous les 37 bouquins sur l’éducation que tu as acheté – pour être parée, au cas où, sait-on jamais. Tu en as acheté un sur les chiens, aussi, mais c’était une erreur.

Et puis, Cepheus sourie franchement, c’est le genre de chose qui te fait plaisir. Tu as bien vu, de tes yeux perçants d’aigle – Serdaigle ftw – qu’il n’avait pas cette mimique sur le visage en arrivant. Utilisant ta logique de scientifique, tu as donc réuni les informations, et conclu que c’était toi qui le faisais sourire. Preuve par A+B qu’il t’apprécie, et ce genre de compliment involontaire est, de loin, le meilleur qui soit. Deux bonnes raisons, donc, de laisser couler. Et puis, ses attitudes avec le serveur t’amusent. Le rouquin a toujours su t’amuser. Finalement, le voyant excédé par le temps de réaction du serveur – pas très futé, d’ailleurs, il devait être Gryffondor celui-là – tu lui tends ta bièraubeurre – Par la barbe de Merlin, voilà que tu saoules ton gam… amélève ! – avec un sourire sympathique, qui d’ailleurs ressemble vachement à ton sourire de séduction. Mais passons.

« Ben, ça va. »


Tu fais court, pour voir sa réaction. Nul doute : il ne va pas comprendre ce qui lui arrive, le minot, lui qui as l’habitude de t’écouter parler pendant des heures et de glisser quelques commentaires ça et là. Mais tu as toujours eu du mal à supporter le silence, et puis tu as plein de choses à lui raconter, et tu sais qu’il t’écoutera avec les yeux brillants d’un enfant à qui on raconte une histoire. Alors, tu craques très vite – juste après t’être fait la réflexion que sa position est vraiment gay… Aurait-il quelque chose à cacher ? – et puis tu dis, sans même attendre de te faire prier :

« Je rigole. Tout va bien, ce sont les vacances à Poudlard, j’ai abandonné mes élèves de dernière année, ça fait toujours un petit pincement au cœur, mais je sais que certains sont très prometteurs et s’en sortiront parfaitement, j’ai confiance en eux. Et puis, s’ils sont vraiment intéressés par l’Alchimie, ils reviendront me voir, je leur ai donné mon adresse pour qu’ils puissent m’envoyer un hibou, si besoin est. En plus, j’ai parlé aux plus motivés de mon nouveau projet de recherche – je t’ai probablement déjà dit que j’essayais de créer une pierre philosophale qui transformerait les créatures et les hybrides en humains ? – et je suis sûre que ça en intéressera bien un ou deux. Parce que je te dis pas comme c’est compliqué : c’est une sorte de transplantation humaine, en fait, mais limitée sur un temps, et faire l’équilibre est super compliqué, surtout que toutes les personnes sont différentes et les créatures ont leurs propres « trucs » donc je suis pas sûre de pouvoir en faire une inter-races, du coup je vais souvent étudier au Creature’s Café, j’ai quelques volontaires ça et là pour mon étude mais vraiment, c’est un sujet passionnant. Le truc, c’est que si j’arrive à un résultat qui me satisfait, imagine je la teste sur un de mes volontaires et là, il se passe quelque chose d’affreux, genre il perd un bras ou devient aveugle, ou même il meurt… Et en même temps, si j’y arrive, je pourrai rendre toutes les créatures accessibles, et je pourrais sauver les loups-garous de leur triste sort sans qu’ils se ruinent en potion tue-loup, et peut-être même que je pourrais empêcher le bébé d’avoir le même défaut – ça permettrait à Lester, tu sais, le mignon barman du Creature Café, d’avoir des enfants par exemple. »


Tes enfants, si possible, Gillian.

« Enfin, ça serait vraiment bien pour eux, et puis je suis toujours excitée par tous ces nouveaux projets. Et toi, quoi de beau, le travail, les amis… ? »

Tu réalises que tu ne sais même pas quel est son boulot. Tu devrais peut-être le questionner là-dessus… Mais après avoir parlé Alchimie.
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Cepheus A. Garrott
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31.07.14 15:23



Il cligna un peu des yeux. C’était une réponse rapide, ça. Mais il saurait s’en contenter : elle allait bien et c’était ce qui comptait. Enfin, il pensait. Elle n’avait pas le choix d’aller bien, non ?
Son sourire s’amplifia légèrement en même temps que ses yeux qui prirent une lueur curieuse, impatiente. Il savait qu’elle ne se tairait pas maintenant : Gillian qui ne parlait pas serait une chose vraiment étrange qui saurait que trop l’inquiéter.
Le roux jeta un regard furtif vers la gauche, voir si le serveur à qui il avait fait signe arrivait.
Mouais, mais non. Le service était un peu lent ici. S’il était lent quand il bossait au Chaudron Baveur  limite on le pinçait. Il fallait croire que le patron devait être bien différent ici. Bref. D’habitude, il se serait plaint, mais il n’osait pas en compagnie de Gillian. Il tenait à bien paraître, hein ! Il se contenta pendant quelques secondes d’un air mécontent.

Cepheus retourna rapidement son attention momentanément volatile vers son amie qui avait commencé à parler. Il était heureux de ne pas en avoir manqué des bouts. Tout ce qu’elle disait était intéressant. Même quand elle parlait de choses qui ne concernaient ni l’amour, ni l’alchimie.  Après, Garrott n’était pas très compliqué à combler niveau blablatage.
Oh, elle rigolait… Alors, il avait mal compris l’intérêt de son cours « bin ça va ». Il cacha un peu sa connerie en lançant un regard rieur qui voulait pratiquement dire « t’inquiète j’avais compris! »

Au fil des mots qui s’enchaînaient, Cepheus semblait devenir de plus en plus curieux. Ce projet était particulièrement intéressant Elle lui en avait certes déjà parlé, mais en réentendre parler suffisait à éveiller cette petite flamme au fond de lui. . Il ne le voyait probablement pas de la même façon que Gillian, mais ça l’importait peu. Lui, il voyait ça plutôt comme une façon de transformer les créatures en êtres normaux, en êtres qui pourraient se fondre dans la masse. Pas nécessairement pour leur faciliter la vie.  Une ambition purement égoïste, consistant à éliminer le différent.
Clairement, Cepheus n’était pas le crayon le plus aiguisé de la boîte, vous me direz.
Il hocha lentement la tête, défaisant le plateau qu’il avait fait avec ses mains pour plutôt venir croiser ses bras sur la table.

« Je pense que tu tarderas pas à trouver des assistants. Au pire, tu peux me faire signe, hein ! Je me débrouille pas mal et ça m’intéresserait beaucoup. J’ai pas mal de temps libre, tu vois. Pour les tests, tu peux tenter de tester sur des petits animaux, avant ? Je sais pas si ça marcherait vu que ce sont pas des créatures en soi… Au pire,  ça serait intelligent de faire signer une clause à tes cobayes. Je veux dire, comme ça ils auront conscience des risques et ils pourront pas te poursuivre s’il arrive quelque chose.  Mieux vaut prévenir que guérir! »

Cépheus se passa une main dans les cheveux. C’était un tic. Il ne pouvait pas s’empêcher de le faire à tous les dix minutes. Il les trouvait trop doux.  Il décroisa les jambes pour venir s’asseoir sur le bout de s chaise, posant à nouveau ses coudes sur la table, entremêlant cette fois ses propres doigts.

« Le type du Creature Café ? C’est vrai qu’il est pas mal. Avoue  que tu veux que ses gosses soient aussi les tiens! »
Lança-t-il  d’un ton de voix plutôt taquin, laissant un petit rire s’échapper d’entre ses lèvres.
Sagement, il tapotait du pied au sol. Il n’était pas du genre totalement calme, alors rester assis sans bouger était une tâche ardue.

« Hmn… C’est un peu calme de mon bord. Pas encore de gros drames horribles ! Mon horaire est plutôt flexible, donc j’vois souvent les potes et tout. Et puis, j’ai re-décoré   mon appartement. La position des meubles m’embêtait et tout. J’ai dû quêter l’aide de quelques gens. Parce que , sincèrement, tu me vois vraiment pousser une commode énorme moi-même ?  Et j’avais pas trop confiance en moi-même pour la faire léviter. D’un coup que j’aurais lâché ma baguette au mauvais moment ! Bref, c’est pas très intéressant tout ça! »

Sagement, il tapota le vide. Décidément, sa vie était trop calme et ça l’embêtait un peu. Il aimerait un peu plus d’action, de quoi qui serait plus fun à raconter qu’un déménagement interne de meubles pas beaux…
Rapidement, le roux donna sa commande au serveur qui, semblait-il, venait soudainement de se rappeler de son existence.





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Gillian H. Twain
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03.08.14 21:06

Les moldus n’avaient peut-être pas tort, à l’époque : les roux sont les engeances des démons, ils voient à l’intérieur des esprits et peuvent vous mener sur le douloureux chemin de la trahison personnelle. Tu ne peux t’empêcher de le penser à ce moment précis, Gillian. Pas par rapport à son idée de faire signer une clause à tes cobayes – c’est vrai qu’un papier, ça fait vachement mieux face à un tribunal de magie, et tu aimerais tant que possible éviter la douce vie de prisonnier à Azkaban. En fait, c’est carrément judicieux, et tu as même fermé les yeux quelques secondes pour noter quelque part dans son cerveau en ébullition que tu dois y penser, et si possible trouver quelqu’un pour le rédiger. Au point d’en oublier de le reprendre quant à sa bêtise de comparer des créatures et des petits animaux – enfin franchement, si les créatures se rapprochent de quelque chose, ce sont bien les humains, ou alors de gros animaux. Mais expliquez-moi le rapport entre un lapin et un vampire ?

Non, Gillian. Si tu penses que les roux sont des démons, c’est à cause de sa seconde remarque. COMMENT a-t-il réussi à lire dans tes pensées ? Tu es sûre qu’il n’est pas legilimens – du moins, il ne l’était pas à Poudlard, si tu ne confonds pas avec un autre élève, mais il serait quand même difficile à oublier ce gosse. Alors. Alors comment a-t-il pu deviner tes pensées les plus intimes, comme ça, et en rire avec son air taquin ? DÉMON. Tu le dévisages avec de grands yeux ébahis, et tu réalises alors à quel point la couleur de tes joues se rapproche du carmin, au fur et à mesure que tu sens la gêne fourmiller dans tes mains. Ah oui, les joues rosées, le sourire bête. En fait, Cepheus sait juste décoder le langage corporel des femmes. Finalement, tu te prêtes à son rire et, gênée, tu réponds :

« Hmmm… »

Très explicite, comme réponse. Tu refuses de mentir, donc tu ne peux pas dire non, mais dire franchement oui, ce serait peut-être un peu trop, comme ça, de but en blanc. Surtout que Lester, aussi parfait soit-il, ne sera vraiment le perfect match qu’une fois débarrassé de son côté loup-garou. Et ton expérience avance plus ou moins à la même vitesse qu’un paresseux : quelques mètres tous les 6 mois… Alors, mieux vaut trouver quelqu’un d’autre. Tu penses brièvement à Xavier, et un sourire mi-niais, mi-amusé passe brièvement sur ton visage, sourire que Cepheus n’a pas du voir, puisqu’il s’est remis à parler. Tu secoues doucement la tête, en l’écoutant parler, et ton côté maman de substitution/professeur reprend le dessus :

« Faut pas que tu manques de confiance comme ça. »

Tu souris doucement, à la recherche d’un argument pour étayer ton conseil un peu bête, et finalement, il te vient de lui-même, en repensant au dernier Bumblebee Day de Poudlard :

« Tu as réussi à survivre au Professeur Emerald, ce n’est pas un déménagement de meubles qui va te faire peur quand même ! »

Tu n’avais jamais vu son appartement, mais tu te doutais que, comme toi à son âge, c’était pour le moment un ensemble assez hétéroclites de meubles pas chers agencés dans un trop petit espace, avec probablement du bordel un peu partout… En fait, en y réfléchissant bien, ton chez-toi n’avait pas beaucoup changé, malgré l’âge que tu avais pris. Et on en revenait toujours à la même histoire : tu es en fait beaucoup plus jeune que la réalité, mais ton horloge biologique t’oblige malgré tout à te précipiter vers ton rôle de parent, si tu veux un jour pouvoir l’embrasser.

« Tu fais quoi au fait, comme travail, pour avoir des horaires aussi flexibles ? Même moi, Professeur à Poudlard, je ne suis pas aussi libre que toi de mes journées ! »

Comment ça, Professeur à Poudlard, c’était sûrement ce qu’il y avait de plus contraignant niveau horaires ? Jamaaais !
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Cepheus A. Garrott
Messages : 44
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03.08.14 22:05




De sa main droite, le roux envoya  un bye bye sarcastique au pauvre serveur qui ne faisait que faire son boulot. Maintenant, il ne lui restait qu’à ramasser le peu de patience qui restait au fond de lui pour attendre son jus de citrouille et son gâteau. Juste à y penser, il salivait déjà.
S’appuyant sur sa main, il regarda son ex-professeure. Elle était, dans les faits, vachement plus intéressante que le pauvre et lent serveur. Sagement, il laissa entendre un petit rire, secouant la tête en guise de pré-réponse à la miss. C’était quand même un argument assez crédible, le professeur Emerald n’étant pas le plus doux des agneaux.

« J’avoue qu’il était particulier, celui-là. Mais il était pas mal physiquement, du coup je suppose que je l’endurais.  Ma commode, elle est pas particulièrement sexy, donc c’est une autre histoire. Admettons que j’aimerais bien moins qu’elle me tombe dessus. C’est aussi pour le côté pratique, tu vois. Une commode ça se relève pas toute seule! »

Cepheus ou parler pour ne rien dire. En fait, il parlait très vite et ce fait laissait paraître qu’il était horriblement complexé par sa faiblesse physique. Cepheus, du haut de son mètre cinquante-cinq, aurait préféré en mesurer au moins vingt-cinq centimètres de plus.
Gêné, il détourna les yeux. Il n’avait rien mentionné à propos de son complexe, mais bon. Dans sa tête, c’était tout comme. Cependant, comme il ne voulait pas inquiéter Gillian, il garda son sourire.

Du moins, il aurait souhaité le garder plus longtemps. Sincèrement, il ne s’attendait pas à ce qu’elle recouche sur la table le sujet du boulot.
Genre vraiment pas.
Son cerveau ne tarda pas à lancer « ALERTE ROUGE-ORANGE. JE RÉPÈTE, ALERTE ROUGE-ORANGE ».
Sur le coup, sa bouche laissa tomber le beau sourire pour migrer vers un « o » tout rond  et ses yeux prirent la même forme. Le roux  ne savait pas quelle arme mentale utiliser contre ça. Mais, dans tous les cas, il était hors de question qu’il mentionne Electra Heart. Du moins, pas maintenant. Du moins, jamais dans le meilleur des mondes. Il devait improviser.  Supposant être subtile, il bailla un bon coup (non sans mettre sa main devant sa bouche. Il n’avait pas vraiment envie de se faire réprimander par maman Gillian en ce moment) pour « restaurer » son expression faciale sans trop faire passage du coq à l’âne. En plus, ça lui laissait quelques secondes de plus pour réfléchir à un métier qui était assez flexible niveau horaire. Gardien d’enfants ? À vingt-quatre ans c’était un peu triste… Promeneur de phénix ? Qui lui laisserait  un phénix entre les mains …

Éclair au chocolat de génie !

L’instant de quelques secondes, il fixa Gillian en clignant des yeux. Signe clair qu’il était en train de méditer à comment lui balancer à la face son excuse. Sans rien dire, il croisa les bras sur la table et se redressa pour avancer vers Gillian. Le roux se mis à murmurer un truc, faisant genre « c’est top secret, personne doit entendre ».

« Je suis escort. »

Et puis, il se laissa retomber contre sa chaise, tapotant des doigts sur la table.

« Dans le fond, je suis payé pour tenir compagnie à des mesdames ou des messieurs qui se sentent seuls. Je les accompagne au resto ou à des trucs genre des pièces de théâtre ou des soirées. Tout à leurs frais! »

Un grand sourire lui fendit le visage. Si seulement c’était vrai, en fait. Ça serait trop beau. Des trucs classes payés par des gens qu’il ne connaitrait même pas ! Mais, soyons francs, qui voudrait de Cepheus en tant qu’accompagnateur ? Même la plus coincée des vieilles tantes n’en voudrait pas. Son regard fuit un peu vers la gauche et ses doigts se perdirent dans ses mèches rousses. Il ne savait pas quoi rajouter de plus ? Il ne savait, en vrai, pas du tout comment marchait le travail d’un escorte sans le « e ».






|| «Un jus de carotte avec un fond  de mercure, s'il vous plaît.» ||
Ft. Gillian
((Pour éviter un mépris avec les possibles lecteurs, Cepheus a fréquenté Poudlard avant que Viridus soit transformé en nai-- enfant. :B))


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Gillian H. Twain
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03.08.14 22:53

Cepheus trouve Viridus pas mal physiquement… Tu le regardes, interloqué. Viridus est un enfant. UN ENFANT ! Comment peut-il trouver cette petite chose pas plus grande qu’un gnome pas mal physiquement ? Subitement, tu vois ton ancien élève d’un tout autre œil, et te demandes si tu n’as pas mis tes élèves de 3ème année en danger, les fois où tu as lancé des cours communs entre toutes les classes… Quoique. C’est peut-être trop vieux pour lui, déjà, 13 ans. C’est l’âge ingrat, comme dirait l’autre. Tu fronces légèrement les sourcils, déjà, mais la deuxième vague de surprise arrive. Il le trouvait PAS MAL. Donc, il aimait les hommes. Bien bien bien, Tu es ouverte d’esprit, Gillian, mais tu ne peux pas dire que savoir que ton confident d’histoires d’amour à temps partiel puisse être un potentiel adversaire sur le champ de bataille des tes histoires amoureuses ne te ravisse. En fait, ça ne te plaît pas franchement. Fra nchement.

Tu retiens un soupir si désespéré qu’il fendrait l’âme d’un détraqueur, et tu décides de ne pas réagir à cette quantité d’informations inquiétantes. Non, tu préfères décider en toi que tu as mal compris, plutôt que de poser des questions étranges et d’y avoir des réponses qui pourraient te déplaire. Mais, malheureusement, tu es loin – très loin d’en avoir fini avec les mauvaises surprises concernant ton fils plusoumoinsadopté. Sa réaction à ta question concernant son travail n’annonce rien de bon, déjà. Il affiche un air surpris, puis fuyant, et finalement il baille. Il baille, sérieusement. C’est la technique que tu utilises parfois, pour gagner du temps – quand tu ne peux pas faire semblant d’être en train de boire une gorgée de ton verre, en tous cas.

Ta première pensée, c’est qu’il est peut-être au chômage. Après tout, si ça touche plus particulièrement les moldus, ça existe aussi dans le Londres sorcier. Immédiatement, tu es prise d’une vague de pitié maternelle, et tu t’apprêtes à te lever pour le prendre dans des bras, le rassurer et lui proposer de le payer – un peu, parce que tu ne roules pas franchement sur l’or – pour être ton apprenti. Mais voilà, tu n’as pas le temps de mettre tes plans à exécution et de venir écraser sa petite tête rousse contre tes seins – oui, c’est ce que tu as toujours fait pour réconforter les gens, ça marche bien en général – qu’il te répond enfin. Une réponse qui ne te donne plus du tout, mais alors PLUS DU TOUT envie de le câliner. Vraiment pas.

C’est à toi de lui offrir une tête de poisson mort, avec la bouche en rond, et les yeux comme des balles de Bavboule. Il est escort. Bien, très bien. Très très très très bien. L’information tourbillonne dans ta tête, et vient de heurter contre tes neurones morts à cause de la nouvelle. Tu ne sais pas par quelle objection commencer, les questions se multiplient et… Et ça se trouve, il y a un des petits/une des petites vieilles avec qui il a l’habitude de travailler qui est là, et qui imagine qu’il est de service avec elle. Ah non alors, hors de question qu’on te pense si désespérée. Comme un sauveur, le serveur arrive enfin avec les boissons – tu te promettras de lui donner un généreux pourboire pour son parfait timing – et tu dis, à très très haute voix, histoire que tout le bar voir toute la rue entende :

« Merci bien, Monsieur, mon jeune ami ici présent paiera sa propre addition. »

Bon, très bien, première menace écartée. Tu attends que le serveur – un peu interloqué par la situation – s’en retourne à ses petites – et, effectivement, extrêmement lentes – affaires pour jeter un regard de Maman courroucée à ton rejeton illégal. Il est escort et il ne te l’a jamais dit ? Tu t’apprêtes à le gronder pour ses bêtises d’adolescent, à lui rappeler qu’il vaut beaucoup mieux et à proposer, de nouveau, de le prendre en apprentissage, quand soudain tu réalises que… Peut-être… Oh, Merlin non. Affolée, tu le grondes malgré tout :

« Alors ça non alors, hein, il est hors de question que tu sois un vulgaire escort boy, tu vaux beaucoup mieux que ça, tu avais des notes excellentes en Alchimie, et une bonne capacité rédactionnelle et… Non, je ne peux décemment pas te laisser vendre ton âme et ton corps comme ça et… Tu n’es pas obligé de… Euh… »

Rougissement extrême de gêne, digne d’une prépubère en pleine fleur de l’âge.

« Enfin tu vois… »


S’il lui répond que oui, elle le porte jusque chez elle et l’enferme à clef pour en faire son petit travailleur illégal, son esclave personnel. Tant pis pour les convenances, ce sera toujours mieux que de le laisser se… Souiller.
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Cepheus A. Garrott
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05.08.14 23:00



Eh bah… En fait, il aurait peut-être dû prétendre être dresseur de gnomes de jardin… C’aurait peut-être mieux passé, même si on s’entendait, qu’en soi, ça sonnait bien moins « classe » (classe étant ensuite à prendre de façon relative, évidement).  Le rouquin, conscient de sa gaffe, tira la tête d’un type qui avait limite envie de crier « OUPS ».
Un peu gêné, il se gratta la nuque. Cepheus, malgré lui, n’avait pas d’autres choix que de continuer sur cette lancée. Rectifier sa réponse et préciser son vrai métier serait comme balancer à la face de son amie un « allo, je suis z’un menteur ». Quoique, soudainement, le roux pensait que finalement, elle méritait un peu ce déshonneur malheureux. Oui. C’était quoi ça, hein, de soudainement mentionner qu’ils payaient séparément juste après sa précision sur son faux métier ? Il lui faisait honte ? Genre elle ne voulait pas qu’on croit qu’elle traînait avec un type comme lui ? BEIN LÀ.

L’ex-serpentard plissa intensément les sourcils à un point où on aurait pu croire à une avalanche de rides prématurées sur son visage. Mais… C’était peut-être seulement dans sa tête ? Oui… Gillian était trop gentille pour insinuer quoi que ce soit, non ? Il secoua subtilement le ciboulot, se convaincant qu’il avait imaginé tout ça.
Après tout, il était passé level 55 niveau susceptibilité et mal-compréhension des dires et des gestes. Rapidement, le jeune homme récupéra son sourire comme si de rien n’était. Il n’avait pas à inquiéter la petite dame plus que ça.

Mais Cepheus se mordit un peu la lèvre inférieure. Il connaissait Gillian et il savait qu’elle ne resterait pas comme ça sans rien dire. Dans les faits, il pourrait détester ça, cette attitude maternelle,  mais non, au grand contraire, il appréciait bien. Gillian, bien qu’elle ne soit pas encore mère, avait beaucoup plus d’instinct que sa propre mère. Ça comblait un peu ce dont il avait manqué; ça soignait la carence qui faisait en sorte qu’il était encore hyper adolescent dans le cœur.
Le rouquin croisa ses doigts sur la table et fixa la dame. Il l’écoutait sans rien dire, sentant en lui un immense besoin de la rassurer.  Doucement, il hocha la tête.

«Je sais ! »
Qu’il lança en riant. Le roux devait prendre un peu de temps pour rassembler tout le self-control qu’il avait au fond de lui pour pouvoir pousser sa menterie plus loin en évitant tous les tics qui le trahissaient. C’était horriblement compliqué. C’était limite s’il n’en suait pas (et heureusement, en fait, il n’avait pas envie de se mettre soudainement à sentir le vieux thon mort) (non pas qu’il sentait horriblement horrible quand il suait, mais mieux valait prévenir que guérir).
Il secoua la tête.

«C’est que j’ai pas trop le choix. Tu vois, c’est que c’est pas toujours simple pour les jeunes. J’ai bossé au Chaudron Baveur pendant cinq ans, mais le salaire était trop moindre. Après, faut dire que j’avais trop d’égo pour louer une chambre directement là-bas… Et puis, la vie est pas toujours sympathique avec les gens qui la mériteraient, sa sympathie.»
Il lança un sourire tendre à son ancienne professeure, se passant une main anxieuse dans les cheveux. En fait, il aimait bien sa vie. Sa capacité d’écriture s’exploitait très bien dans ses chroniques, ses parents payaient son loyer quand il était plus jeune et le salaire au Chaudron Baveur, dans les faits, n’avait jamais été si pire qu’il le prétendait.
Garrott se ferma un peu la trappe (genre «yo, on bosse sur un dossier hyper top secret») quand le serveur arriva  pour poser sa commande sur la table. Il le remercia d’un signe de tête un peu sec et il reposa son regard sur la typette.

«Mais t’inquiètes pas trop, s’il te plaît. Je fais attention avec qui je pars et je puni les gens louches à coups de stupéfix! Et, si ça peut te rassurer, je fais rien d’autre que les accompagner d’un point A à un évènement B. On dirait pas comme ça, mais j’ai quand même encore un peu de dignité! Donc c’est mon temps que je vends, pas mon corps.»
Cepheus Abbott Garrott toussa un peu, cachant son ton de voix un peu gêné. Sans trop attendre (et pour soulager sa gorge de ce toussotement inutile), il prit une gorgée de sa bièraubeurre. Avec la naïveté d’un gamin, il déposa le pichet sur sa table set ne prit pas le temps d’essuyer la moustache en mousse que lui avait laissée la boisson.

«Mais bon, mon père il disait souvent «Il faut bien que jeunesse se passe» ! »

Il s’étira, faisant attention pour ne pas renverser son verre, pour tapoter l’épaule de son amie.






|| «Un jus de carotte avec un fond  de mercure, s'il vous plaît.» ||
Ft. Gillian


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Gillian H. Twain
Messages : 147
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Age : 24



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10.08.14 10:19

Les paroles de Cepheus avaient un peu rassuré la jeune professeure – oui, un peu seulement et oui, jeune. Il faut dire que Gillian n’arrivait pas à placer une confiance complète et naïve dans les mots du rouquin, et elle ne pouvait s’empêcher de l’imaginer vendant son corps à de vieilles sangs purs aigries par le temps qui l’y forçaient, sous peine de le dénoncer à son employeur. Parce qu’il devait bien avoir un employeur, le rouquin, non ? Aussitôt cette pensée formée dans son esprit imaginatif – parfois un peu trop – Twain ressentit un profond dégoût pour le Mac de Cepheus. Combien de jeunes hommes et femmes étaient tombés sous son joug, vendant leur temps et leur âme pour gagner un peu d’argent ? Qui avait assez peu d’honneur et de respect du genre humain pour se permettre ça ? Dans un coin de sa tête, elle se promit d’aller lui rendre visite, si un jour elle découvrait son identité, et de faire de sa vie un enfer. Il y avait des façons très simples de réaliser de telles prouesses : un grand cercle d’alchimie autour d’une maison, une combinaison de pierres philosophales variées, et le gars pouvait se retrouver dans une habitation qui fuyait perpétuellement, et dans laquelle une immense jungle poussait.

Un sourire machiavélique éclaira brièvement le visage de Gillian, qui se perdait dans ses rêveries de vengeance qui n’avaient pas lieu d’être, mais cette expression légèrement effrayante disparut bien vite quand elle aperçut l’adorable moustache au-dessus des lèvres de Cepheus. Immédiatement, le cœur de la demoiselle – eh oui, demoiselle était, malheureusement, le terme qui convenait ! – fondit d’amour pour cet adorable enfant plein de naïveté. À deux doigts de se dandiner en couinant comme une grande-tante poilue invitée à une baby-shower, elle se retint de justesse, pour ne pas blesser la virilité du bien brave Cepheus – un peu susceptible sur les bords, en ce qui concernait son attitude masculine.

Et puis, elle fit ce que toute Maman aurait fait – ce que toute copine aurait fait aussi, d’ailleurs : elle se pencha en avant, révélant un décolleté franchement plongeant aux yeux du rouquin, tandis son bras de sorte à lui faire traverser toute la table – pas si grande, la table, d’ailleurs – et vint délicatement, tendrement passer son doigt sur la moustache de mousse. Pour la retirer, voyez-vous. Réflexe idiot, le serveur ayant oublié de leur donner les Ô combien vénérables serviettes, elle vint ensuite suçotter son doigt pour n’y laisser aucune trace de bièraubeurre. C’est approximativement à cet instant précis qu’elle réalisa combien ce qu’elle venait de faire pouvait être mal-interprété. Non, elle ne pensa pas un seul instant que Cepheus ai pu y voir un truc sexy – elle avait du mal à considérer le fait que le rouquin n’avait pas 8 ans et qu’il avait des pulsions d’hommes, des fois. Mais elle imagina très rapidement que les gens autour aient pu la prendre pour une de ces vieilles peaux qui avaient besoin de payer des prostitués pour avoir un peu de compagnie. Ô comble du désespoir. Pas rassurée, elle demanda, des petites stridules inquiètes entre son nez et son front :

« Ça faisait bizarre, non ? »

Oui Gillian, oui ça faisait bizarre. Elle le savait, mais elle espérait que son bébé carotte lui affirme le contraire, juste histoire de se rassurer un peu.
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Cepheus A. Garrott
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13.08.14 19:25



Cepheus cligna des yeux, confus comme un hamster au milieu du désert, quand la dame s’approcha pour lui essuyer la moustache de mousse qu’il n’avait lui-même pas remarqué. C’était particulier. Non pas que le geste, mais le fait qu’elle ne semblait ni fâchée, ni outrée, ni quoi que ce soit d’autre, de la réponse qu’il avait donnée au sujet de son faux métier.
C’était bizarre, parce que dans les faits lui, il aurait été un peu humilié de se retrouver en compagnie d’une personne aux mœurs légères (voyez l’hôpital qui se fichait de la charité. Ce n’était pas parce qu’il avait été célibataire toute sa vie qu’il était chaste comme neige. Il ne fallait mélanger chiffons et serviettes !). Mais le roux devrait comprendre, que ce soit aujourd’hui ou demain ou dans cinq ans, que la Terre entière ne pensait pas comme lui et qu’il ne détenait ni le secret de la création du monde, ni la F.A.Q. universelle.

Il avait envie de lui répondre que, oui, c’était bizarre, que non, ça ne se faisait généralement pas à une personne de plus de quatorze-ans. Mais il ne le dirait pas, parce que la vérité était parfois pour les nuls! Gillian avait cet instinct maternel si fort, si précieux,  que Cepheus n’avait aucune envie de le blesser.
Le jeune homme, rouge comme une pivoine à cause du geste trop maternel, récupéra son pichet de bièreaubeurre et en bu une bonne gorgée. Comme ça, il n’avait pas d’autres choix que de se taire temporairement.
En redéposant son verre, il s’empressa de secouer la tête pour répondre au questionnement de la professeure. S’étirant un peu et tâchant de ne pas toucher Gillian lorsqu’il étala ses jambes de tout leur long sous la table, il soupira un peu. Un soupire attendrit.

« T’inquiètes pas ! En ce qui concerne, tu fais ce que ma vraie mère a pratiquement jamais fait, alors je peux pas t’en vouloir. Ça comble un vide, tu vois. Ça fait bizarre, mais c’est pas du tout mal. »
Il adressa à son amie un sourire qui se voulait attendrissant, qui lui montra toute la gratitude qu’il avait envers elle. Si elle arrêtait à agir comme ça, même si c’était un peu bizarre, il se sentirait perdu.
Calmement, un peu perdu dans ses pensées, il fixa la table avant de se mettre à la frotter délicatement du bout de l’index. Il n’aimait pas vraiment parler de ses parents, en fait…

Avec la même minutie que celle dont il avait fait part en frottant la table, il déplaça son pichet lentement, très lentement, pour qu’il soit bien aligné visuellement avec  celui de sa compagnonne de discussion.
Le rouquin leva finalement la tête, un sourire plein de dents au visage.

« Je suis sûr que tu feras une excellente maman! Au pire, si tu trouves pas de papa, tu pourras adopter. Pas besoin que ton enfant soit génétiquement le tien, non ? Tant qu’il le soit émotionnellement ! Bon… Ton projet de pierre philosophale pour aider les créatures et demi-créatures, tu m’en parles un peu plus en détails ? »
Il posa un regard intéressé sur son interlocutrice, baissant un peu le ton à la seconde partie de ses dires. Au cas où que ledit projet soit classé top secret ! On ne savait jamais, hein.




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Gillian H. Twain
Messages : 147
Date d'inscription : 27/07/2014
Age : 24



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21.08.14 9:29

Gillian, comme la majorité de la planète – à part peut-être les méchants dans les films – aimait les compliments. Elle appréciait s’entendre dire qu’elle était jolie, ou charmante, ou encore mieux, que c’était une bonne professeure. Elle aimait quand ses septièmes années la remerciaient pour ses précieux cours. Elle aimait voir les gens rire à ses blagues. Elle aimait même qu’on la siffle dans la rue, appréciait l’attention qu’elle portait à son choix de tenue de la façon la plus désagréable et stupide possible. Mais il y avait un compliment qui dépassait tous les autres de loin, qui caracolait en tête, et qui allait aussi bien avec son plus grand rêve qu’une corne avec une licorne : qu’on lui dise qu’elle ferait une bonne mère. Et Cepheus venait de le faire. Gillian aurait pu en mourir de joie, mais à la place, un amas de larmes émues monta dans ses grands yeux verts, accompagné par une pointe de rose épicée sur ses joues d’albâtre. Pour un peu, elle aurait câliné son rouquin jusqu’à la mort, comme remerciement devant l’éternel.

Heureusement pour elle, Cepheus était distrait et avait commencé à parler d’Alchimie avant de poser son regard sur elle. Elle avala difficilement sa salive durant ce laps de temps, essayant tant bien que mal de dissimuler son trop plein d’émotions – d’ailleurs, c’était plutôt tant mal que tant bien, sa tentative… Presque un peu trop pathétique. Consciente que son état était aussi visible qu’un sombral pour un guerrier vétéran, Gillian décida néanmoins de retenir ses larmes – quelle gosse je vous jure – et de tenter, d’une voix enrouée par ses sentiments, de parler. Après quelques balbutiements malencontreux, destinés à lui expliquer à quel point ce genre de commentaire la flattait, elle décida finalement de couper au plus court et de dire :

« Merci. »

C’était très moche, une Gillian sous le coup de l’émotion. Elle soupira longuement, se donna quelques secondes pour se calmer et se focalisa pour cela sur son autre plus grand projet du moment – à part trouver un père pour son futur gosse : l’alchimie pour les créatures. Heureusement, sa passion pour la matière avaient tendance à effacer toutes les autres sensations qu’elle pouvait avoir – elle s’était même retrouvée à Sainte-Mangouste une fois parce que, trop prise par son projet, elle avait fini par s’évanouir bêtement après avoir oublié de manger à de trop nombreuses reprises. Pendant 4 jours. Rapidement, elle trouva les mots qu’elle cherchait et commença, d’une voix beaucoup plus franche dans laquelle brillait une flamme de passion à vous brûler les poils de nez :

« Ah si tu savais Cepheus, c’est passionnant. Enfin, c’est vachement complexe, mais c’est passionnant. J’ai eu l’idée il y a trois ans, et je n’ai clairement pas beaucoup avancé – pourtant, ce serait une superbe solution, et puis ça arrangerait magnifiquement l’Unité, en prime. Je voudrais créer une ou plusieurs pierres alchimiques, assez jolies pour être portées par hommes et femmes autour du cou, comme les miennes. Le contact de la pierre supprimerait la nature de créature des hybrides pour ne garder que leur côté humain, et transformerait les créatures pures souches en sorciers normaux – enfin, sans donner de magie aux créatures qui n’en sont pas dotées pour autant, évidemment. Mais comme tu le sais, tout ce qui touche alchimie et êtres vivants est particulièrement sensible – c’est pour ça que le contact de la pierre avec la peau me semble obligatoire. Donc j’ai commencé par rassembler quelques volontaires pour l’expérimentation. Le premier a été Arès – gérant d’une boutique dans l’allée des Embrumes, je ne sais pas si tu le connais ? Ensuite, j’en ai trouvé d’autres, j’ai même certains de mes élèves qui se sont promis de le faire quand ils seront arrivés à l’âge adulte. Pour faire des tests sur les créatures qui me manquent, j’aime bien aller au creature’s Café, où je récupère des poils et des cheveux lambda. Je teste leurs compositions, essaie de trouver leur équivalent de matière pour aller avec, enfin bref… Pour le moment, je n’ai pas encore trouvé d’équivalence correcte, qui pourrait s’appliquer à toutes les créatures, ou même à un groupe… Mais je ne désespère pas et je continue mes recherches, ça pourrait changer la vie de tellement de personnes… »

Oui. Gillian parlait beaucoup, quand elle était passionnée. Vraiment beaucoup.
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