Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille.
Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres.

Du coup, tout le monde se sent un peu concerné, surtout lorsque des créatures, des hybrides, des sorciers étrangers et même des moldus débarquent dans le Londres magique pour avoir leur mot à dire ! En soi, ce n'est pas grave. Tout le monde continue sa petite vie, s'occupe de son quartier, son métier, sa petite vie amoureuse.
Mais à la fin, l'un des trois finira bien par être ministre, mais rien de tout ça ne vous empêchera de vivre votre vie extraordinaire dans le Londres magique !








S.A.U.M.O.N. ϟ 10
ligue des sorciers ϟ 10
l'unité ϟ 20

nés-moldus ϟ 04
sang mêlés ϟ 21
sang purs ϟ 01

femmes ϟ 16
hommes ϟ 24

créatures ϟ 05
hybrides ϟ 06

moldus ϟ 00
cracmols ϟ 03







Cassandre Ollivander ▬ fondatrice
absente ϟ (mp)
Tybalt Burgess ▬ fondatrice
présente ϟ (mp)
Chance Shamrock ▬ modérateur
présent ϟ (mp)
Shasandre Tyllus ▬ modérateur
absent ϟ (mp)
Laertes Harper ▬ modératrice
présente ϟ (mp)
Prince Solus ▬ modératrice
présente ϟ (mp)












3293
4371
3280




LE CHEF DE LA NOUVELLE BRIGADE RÉVÉLÉ


Le projet de Brigade de Surveillance des Créatures et des Hybrides mis-en-place par Ater Bumblebee semble sur le point de voir le jour. Le chef de cette nouvelle Brigade, qui était resté jusque là secret, vient de nous être révélé.
Il s'agit de Mercutio Burgess, trente-huit ans, ancien chef de la Brigade des Aurors. Mercutio Burgess est connu pour avoir perdu dix de ses hommes lors d'une mission d'infiltration qui a mal tourné. Lorsque nous avons tenté d'obtenir ses réactions par rapport à sa nouvelle nomination, il a refusé de répondre à nos questions. Il n'y a plus qu'à espérer que cette nouvelle Brigade ne subira pas le même sort que la précédente.

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Rendez-vous, rendez-vous ~ Lester

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Gillian H. Twain
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30.07.14 17:18

Tu pousses la porte du Creature’s Cafe, un sourire immense plaqué sur tes lèvres de demoiselle en fleur. Chaque fois que tu viens ici, tu es prise d’un regain de joie et de bonne humeur. Tu adores tout, dans ce lieu. Premièrement, il est un peu synonyme de week-end et de vacances, et même si tu adores ton métier et ton rôle à Poudlard, il faut le dire, être loin de tes élèves ne fait pas de mal de temps à autres. Ensuite, l’endroit éclectique est hors du commun, et tu aimes ce qui sort un peu de l’ordinaire – tu te considères même, ce qui est un peu orgueilleux, comme sortant de l’ordinaire. Qui plus est, la foultitude d’hybrides et de créatures passant par ici te permet de trouver des volontaires pour ton… Expérience. Cette chose qui te passionnent et occupent tes week-end et tes vacances – comme quoi, tout dans ta vie tourne autour de l’Alchimie.

Et puis, il y a le barman, le gérant, Lester. Lester, c’est un peu l’homme de tes rêves, sauf que comme tous les hommes que tu finis par vraiment apprécier sans te forcer un peu, c’est un type dangereux. Parce que Lester a beau être doux, patient, avoir un revenu acceptable et, en prime, être sexy – ce qui fait de lui un père et un amant parfait – ça reste un loup garou. Et cette saloperie se transmet génétiquement. Inutile de dire que tu n’as pas envie de passer tous tes soirs de pleine lune avec deux monstres enchaînés dans ta cave – bien qu’avec la potion tue-loup, ce n’est plus si terrible, comme malédiction. Et puis, si un jour tu as un résultat à tes recherches… Alors, Lester deviendra l’homme parfait, absolument.

Tu es restée sur le pas de la porte, perdue dans tes rêveries d’adolescente – ta tête a visiblement aussi peu vieilli que ta peau, peut-être est-ce un effet secondaire de ta pierre philosophale de jeunesse ? – mais un « Bon, ça va les courants d’air là ! » nasillard te ramène à la réalité. Ah oui. Toujours aimable, tu te confonds en excuses – mieux vaut pas déconner avec un type qui est soit demi-troll, soit demi-harpie, mais franchement pas un mec agréable, à vue d’œil – refermes la porte et rentres enfin dans le bar. Les effluves qui y flottent sont fortes et variées, et même toi, simple humaine, tu sens ce joyeux mélanges de races. Ça doit vraiment être perturbant, pour quelqu’un avec un odorat plus sensible. Comme Lester. Du coup, tu le respectes encore plus.

Finalement, tu t’avances enfin vers le bar, veillant à rester classe et délicieuse. C’est l’été, et tu es habillée en conséquence avec une robe blanche à motifs beiges, légère, estivale… Et risquée. Le blanc dans un bar t’a rarement réussi – du coup, tu as décidé de ne commander que des boissons blanches ou beiges, comme ça, si tu te tâches, ça ne se verra pas, ou presque. Bon, Gillian. Pense Cristina. La tête haute, le bassin droit, les pieds qui se posent sur une ligne, quasiment, souplesse, épaules détendues, foulée régulière. Et un, deux, trois, quatre, cinq. Oui, toute cette préparation pour cinq pas. Tu t’assoies finalement, le dos droit, un sourire toujours un peu béat sur les lèvres, sur l’une des chaises hautes près du bar – emplacement stratégique – et tu dis enfin.

« Bonjour Lester ! »

Ta voix est fraîche comme une cascade, et pétillante comme un fizwibiz. Tu as longtemps travaillé dessus, pour avoir cette intonation parfaite. Ah la la, s’il savait comme il était gâté, ton petit barman.
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Lester Hemsey
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30.07.14 21:37

Le soleil commençait tout juste à descendre sur Londres et c’était sans doute le moment que Lester préférait de la journée. A cette heure-ci, les sorciers avaient fini leurs occupations et remplissaient les quartiers tels que la place universelle d’une foule que Lester affectionnait particulièrement. Entendre la porte d’entrée de son bar était une douce musique à ses oreilles, et il ne se lassait pas de l’écouter tout au long de la journée.

Il saluait chaleureusement chacun de ses clients, particulièrement les habitués avec qui il s’entendait à merveille. Pour lui, ce travail n’en était pas vraiment un, il l’adorait. Les fines rides présentes sur son visage, témoignant de sa fatigue et de sa vieillesse naissante, lui donnaient étonnement un certain charme. Le sourire qu’il adressait aux clients était doux et sincère, et sa gentillesse finissait le travail : il avait une clientèle très régulière et attachée au bar, autant que lui sûrement.

Le Creature’s Cafe était aussi le seul bar où les créatures et hybrides n’avaient pas à rougir de leurs particularités. Aménagé pour accueillir toutes sortes de personnes, chacun y trouvait son compte. Même un demi-géant, comme son employée d’ailleurs, pouvait aisément se mouvoir dans le bar sans se cogner partout. Une ambiance chaleureuse y régnait en tout temps, et rares étaient les disputes — de toute façon, quand il y en avait, Lester jetait les concernés dehors pour qu’ils finissent là où personne d’autre ne serait dérangé. Pour ça, il savait très bien se faire respecter.

S’affairant pour satisfaire chaque client, il ne manquait pas de saluer chaque personne passant le pas de sa porte.

« Bon, ça va les courants d’air là ! » tonna un client qui était connu pour sa façon de reprocher des choses aux gens, et sa mauvaise humeur quotidienne aussi, d'ailleurs.

Lester leva les yeux étonnés vers l’entrée et croisa le regard de Gillian, qui était visiblement en train d’attendre le déluge. Aux reproches, la jeune femme se confondit en excuses et se dépêcha de refermer l’accès, stoppant net tout courant d’air. Ah, qu’elle était soumise, ce petit bout de femme. Lester ne put s’empêcher de sourire en la voyant si gauche. Elle adorait venir ici, mais n’était pas exactement dans son élément.

Le gérant ne pouvait pas s’empêcher de se demander, à chaque fois qu’elle venait, quelle était la raison exacte de sa venue. Mais tant qu’elle consommait, tout allait bien pour lui, alors, il n’allait pas trop se mêler de la vie de la jeune femme.

Elle se trouvait être nappée d’une jolie tenue, une fine robe blanche qui tombait élégamment sur elle, lui allant parfaitement bien, mais qui n’était vraiment pas adaptée pour venir boire un verre dans un bar rempli de créatures en tout genre — qui n’étaient pas réputées pour être soigneuses, en plus. Il réprima un sourire.

Gillian finit par s’approcher du bar en quelques foulées presque calculées, semblait-il. Mais Lester ne fit pas attention, se contentant de l’observer. Une fois arrivée à bon port et sans autres embuches, elle prit place sur l’une des chaises hautes du bar, faites de cuir confortable. A quelques chaises d’elle, un gobelin sirotait une bierraubeure tout en restant concentré sur son travail qu’il avait amené avec lui. C’était un client régulier, mais Lester n’avait jamais réellement fait sa connaissance — la créature était trop taciturne, et constamment concentrée sur ses parchemins.

« Bonjour Lester! »

Etrangement, entendre la voix de Gillian fit plaisir à Hemsey, qui lui adressa un sourire presque instantanément. A côté des voix des trolls, goules et autres créatures que Lester croisait à longueur de journée, il était certain que la voix de Twain était plus agréable à entendre.

« Mademoiselle Twain! Quel plaisir de vous voir ici. Je vous sers quelque chose ? »
Souriant, il lui tendit la carte par politesse — mais il était certain que Gillian avait déjà choisi ce qu’elle voulait boire.
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Gillian H. Twain
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30.07.14 22:14

C’est ça. C’est ça Gillian, que tu adores dans ce bar : discuter avec un loup garou en jetant des regards en biais au gobelin le plus proche. D’ailleurs, tu es assez admirative de la capacité qu’il a à travailler dans cette ambiance festive, toi, tu ne pourrais probablement pas. Enfin si, c’est régulièrement que tu récupères des poils de choses et d’autres à analyser, pour tester ta fameuse pierre. Ah les cailloux : le plus grand bonheur de ta vie. Inconsciemment, tu caresses doucement celui qui est, cette fois, accroché autour de ton cou. Elle brille d’un éclat doré, c’est la plus précieuse de toutes, ta crème de jouvence qui te donne l’air d’une nana qui arrive à la trentaine alors que tu ne tarderas pas à taper dans les 40 ans. Rien que cette pensée t’est douloureuse.

Pourtant, tu sens sa chaleur qui irradie dans ta poitrine, et tu trouves ce contact juste délicieux. Il te rappelle tant de bons souvenirs : comme quoi, vieillir, c’est un peu gagner des bons souvenirs aussi, donc pas si mal que ça. Décidément, tu te perds un peu trop dans tes pensées. Heureusement, Lester est là pour te ramener au présent, avec ce sourire à faire tomber des chatons du paradis – parce qu’il n’y a aucun doute là-dessus, le paradis est rempli de chatons. Tu te pâmes et songes à défaillir, mais tu réalises bien vite que ce serait te mettre vraiment en danger. Déjà que tu te ramènes à moitié nue dans un bar plein de gens qui pourraient te tuer en un rien de temps.

Et puis, il te parle, et la façon qu’il a de t’appeler par ton nom de famille t’émerveille et t’agace à la fois. Elle t’émerveille, parce qu’il a vraiment une voix suave de prince charmant, et qu’il te fait un petit peu penser à ce Mr Darcy dont tous les moldus sont fous – oui, tu as un peu regardé les comédies romantiques de leur monde, et ça ne t’a pas arrangé dans tes recherches. Elle t’agace, parce que le mademoiselle souligne ton célibat, et que ça met une distance considérable entre vous, alors que tu aimerais arracher ce bar et aller rejoindre ses grands bras musclés…

Bombabouse. Pourquoi est-il un loup-garou ? Tu retiens un soupir à fendre l’âme qui ne résonne que dans ta tête, acceptes la carte tout aussi poliment qu’il te l’a donnée – il sait très bien que tu prendras un cocktail fraise/crins de licornes, avec des bulles – et fais mine de regarder la liste. Reprendre contenance, trouver des choses à dire. C’est difficile pour toi, parfois, de parler, quand tu ne peux pas trop aborder l’Alchimie, et tu t’imagines mal lui expliquer que la pierre que tu portes fièrement autour du cou et qui vient se perdre dans ton décolleté est responsable de ton allure si fraîche, même si vous avez probablement le même âge. Quoique. Ça attirerait son regard sur ton décolleté, ça pourrait créer une petite étincelle…

« Je vais prendre un cocktail Fricorne s’il te pl… Vous plaît, Lester. »


Voilà que maintenant, tu ne sais plus si tu dois tutoyer ou vouvoyer. Reprends-toi Gillian, reprends-toi, ne te perds pas dans la délicieuse courbe de ses muscles, ou dans les petites ridules qui augmentent incroyablement le charme de sa personne. Sois forte.

« Dis-donc, il y a du monde ce soir, on voit que ce sont les vacances. »

Bon début, mais vas-y, place quelque chose. Tu peux le faire.

« Vous allez me voir tous les jours ici jusqu’à la rentrée, pas trop déçu ? »

Sourire charmeur, poitrine en avant. S’il craque pas avec ça, Gillian, tu ne vois pas ce que tu peux faire de plus !
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Lester Hemsey
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30.07.14 22:47

Le regard de Lester fut attiré par une petite pierre resplendissant, brillant et retombant avec vitesse dans le décolleté de la jeune femme. Un de ses deux sourcils se leva un instant, perplexe. Une inquisition ne tarda pas a naître dans sa tête, mais il la fit taire alors que la jeune femme lui bégayait son choix de consommation.

« Je vais prendre un cocktail Fricorne s’il te pl… Vous plaît, Lester. »

Lester se contenta d’hocher la tête sans se départir du sourire qui avait gagné ses lèvres à nouveau, et se retourna pour préparer le cocktail de Gillian.

La manière maladroite avec laquelle Gillian Twain engageait la conversation avec Lester était attachante. Et bien qu’il ne fut question que de simples broutilles dans les paroles qu’elle lança au hasard, cela confirma à Lester qu’une fois en compagnie d’un interlocuteur digne d’un intérêt, aussi infime soit-il, change tout l’attrait porté à un sujet des plus banals.

« Dis-donc, il y a du monde ce soir, on voit que ce sont les vacances. »

Il se retourna alors qu’elle s’émerveillait de voir tant de monde en début de soirée, et posa poliment le cocktail juste devant elle, accompagné d’un dessous de verre. Il resta appuyé sur le comptoir.

« Vous savez, même lorsque ce n’est pas une période de vacances, j’ai mon petit succès. » fit-il simplement d’une voix chargée de chaleur.

Il ne put que remarquer avec quelle ferveur Gillian s’amusait à jouer avec son cocktail, elle avait l’air d’une enfant en train de chercher sujet de conversation. Trouvant ça relativement amusant, il en profita pour servir un verre à un demi-vampire qui venait de s’accouder au bar. Ledit hybride ne manqua pas de jeter quelques oeillades vers la jeune femme avant de repartir avec son verre chargé de liquide rougeâtre.

Gillian regarda le demi-vampire un instant, puis revint sur Lester, visiblement décidée à parler.

« Vous allez me voir tous les jours ici jusqu’à la rentrée, pas trop déçu ? »

Les lèvres de Lester se tordirent en un sourire doux, comme il avait coutume de le faire. Gillian Twain était une femme intéressante. Bien faite, elle était pourvue d’un visage agréable, rougissant régulièrement, et elle avait des manières simples, fraîches et franches. Avec elle, pas besoin de calculer ses paroles, il suffisait d’être soi-même. En un sens, c’était agréable.

« Je m’en réjouis. » fit-il simplement avant d’ajouter, « Dites-moi, permettriez-vous que je vous demande ce que vous tenez à votre cou ? » s’enquit-il poliment.

Il ne souhaitait pas la gêner, mais cet éclat qu’il avait pu observer quelques minutes auparavant avait attisé une certaine curiosité. Il savait que Gillian était une personne ouverte, il était peu probable qu’elle refuse de lui dire. Il n’avait jamais vu une pareille pierre avant. Peut-être était-ce juste un cadeau de son fiancé.
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Gillian H. Twain
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30.07.14 23:21

OH MERLIN, par la pierre philosophale de Nicolas et tous les cercles d’Alchimie, Lester est vraiment l’homme parfait. Certes, tu as toujours eu un penchant pour les mauvais garçons, ceux qui ne peuvent te donner ce que tu désires, et ses ascendances semblent pointer du doigt ce ridicule défaut que tu as, mais au moins, cette fois, ton cœur bat pour quelqu’un de bien, au fond. Un chic type – qui a passé une grande partie de sa vie à Azkaban, mais bon, ça, on le dira pas au gamin et… Bombabouse, tu penses déjà à un gamin – en fait, tu y penses tout le temps, en y réfléchissant bien. Le rose te monte aux joues, et tu t’empresses de siroter quelques gorgées de ton cocktail.

Tu l’as toujours trouvé aussi superbe que délicieux. Les crins de licorne sont un peu forts pour toi, et tu le sais, mais tu ne peux résister aux délicates fumées qui montent du breuvage d’un rouge peu naturel. C’est très féminin, comme boisson, ça correspond à ce que tu veux être depuis toujours. Non, décidément, tu ne te vois pas commander autre chose. Et puis, comme il est carmin, le cocktail efface légèrement les rougeurs sur tes joues, alors que Lester te fait le compliment de tes rêves. Il s’en réjouit, il s’en réjouit. Pour un peu, tu grimperais sur le bar pour esquisser quelques pas d’une danse de la victoire et de la joie éternelle. Mais les lettres d’Elektra Heart traversent ton esprit embrumé par des sentiments bien trop puissants : « Rester élégante et en contrôle ». Oui. Et puis, il a posé la question de tes rêves.

Te poser une question d’Alchimie, c’est un peu comme effacer le reste du monde – et mettre sa santé mentale en péril. Tu es une passionnée, Gillian, c’est peu de le dire. Et il faut croire que le barman n’a pas compris le danger. Surtout que cette pierre est vraiment spéciale. Tu la prends dans tes doigts et la sort un peu de sa cachette – oubliant même de penser qu’il avait regardé l’un de tes atouts favoris. Tes yeux verts se posent dessus, et ils brillent presque instantanément. L’Alchimie a toujours eu ce don de te transformer totalement. Un grand sourire aux lèvres, tu reprends ton statut de professeur quelques instants, et sans hésiter, tu te lances dans une longue, très longue histoire :

« Je suis une Alchimiste, j’ai déjà du vous le dire, au détour d’une conversation. Je ne sais plus trop, en fait. Et ceci est une pierre philosophale. Pas la pierre philosophale de Nicolas Flammel – beaucoup de gens confondent et ignorent qu’en réalité, une pierre philosophale est juste un objet qui permet de transformer une matière en une autre, même si aucune n’est aussi puissante que celle de Nicolas. Je me permets de l’appeler Nicolas parce que c’est un bon ami à moi, je lui ai donné 10 ans de ma vie, j’ai étudié avec lui, et cette pierre-ci est le résultat d’un exercice que j’ai fait sans son autorisation, mais qu’il a approuvé après coup. J’ai cherché à trouver la recette de sa pierre philosophale, fameuse, et bien évidemment, je n’y suis pas arrivée – mais il a des années d’expérience, bien plus que moi. Cette pierre-ci a des propriétés proches, elle efface un peu l’âge, mais elle ne pourrait sûrement pas me faire vivre éternellement, ce n’est pas le but. Mais elle a vraiment une fonction affective pour moi, elle est très importante à mes yeux, et puis, j’aime bien les mettre dans des griffes comme ça, et les accrocher autour de mon cou, je trouve qu’il n’y a pas de parure plus adaptée pour moi, même si je sais que c’est prendre un risque que de les emmener partout comme ça – j’en ai plusieurs. Enfin, de toutes façons, une personne n’ayant aucune connaissance en Alchimie aurait bien du mal à les utiliser, elles ne sont pas aussi dociles que celle de Nicolas. »

Tu babilles à tout va, et réalises qu’ils sont bien loin, l’élégance et le contrôle. Rougissements – le jour où tu arriveras à contrôler ça, les goules auront des crocs ! – petit sourire désolé, et puis tu demandes, dans une moue étrangement infantile :

« Tu me dis si je parle trop hein, j’ai tendance à m’emporter, on me l’a déjà dit… »

Tu tortilles tes cheveux, un peu nerveuse, et finalement, tu proposes ton bien le plus précieux comme une façon d’effacer la gêne et de te faire pardonner – en ayant conscience, toutefois, que Lester ne réalisera probablement pas l’honneur que tu lui fais :

« Tu veux y toucher ? Elle est inactive sans cercle de transmutation. »

Il ne sait probablement pas ce que c’est, mais bon.

HRP : Désolée, j’ai craqué, j’ai répondu .o.
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Lester Hemsey
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03.08.14 18:15

(hors jeu: alors désolée, ce sera sûrement bâclé, mais je l’avais déjà écrite une fois cette réponse et je l’ai perdue alors j’suis un peu dégoûtée blehh envie de passer à autre chose que cette réponse à la noiiix j’vais faire de mon mieux ok)


La regardant siroter son cocktail distraitement, mais de manière relativement décidée - comme si elle souhaitait oublier en compagnie de qui elle se tenait -, Lester se surprit à avoir soif, lui aussi. Et alors qu’il se retourna un instant pour se servir un verre - sans alcool, évidemment -, il remarqua que Gillian avait changé de regard. Du tout au tout. Alors qu’un instant ils étaient rieurs et doux, l’autre, ils semblaient tout à fait décidés à casser le bar tout entier, une flamme brillant dans leur fin fond. C'était comme si elle se préparait à mener une guerre à un adversaire invisible. Chargée de passion, elle débita un flux de paroles impressionnant, que Lester ne put parfaitement saisir tant elle parlait vite.

Ajouté à cela, il dut servir deux clients alors que son interlocutrice parlait à vive allure, et il fut perdu en moins de temps qu’il ne faut pour dire loup-garou. Alors, il se contenta de hocher la tête en accrochant à ses lèvres un sourire doux, qui lui était caractéristique. Elle semblait tellement passionnée et décidée qu’il ne put se résoudre à l’interrompre, bien qu’il ne suivait absolument rien et que, du coup, il ne comprenait rien, non plus. Elle parlait d’un certain Nicolas, parfois, et il en déduit qu’il était son mari. — quoique, elle n’avait pas de mari. Son compagnon, alors.

Il n’avait toujours pas compris ce qu’était la pierre dont elle parlait, il savait simplement vaguement qu’elle avait un effet rajeunissant sur elle - était-ce pour ça qu’elle avait l’air si pétillante? A cause d’un artifice? Un peu déçu, Lester dirigea son regard vers le caillou. Si petit, si étrange. Un frisson lui parcourut le dos, mais il l’ignora.

Il parvint à saisir les derniers mots du discours de Gillian, qui ne manquèrent de l’étonner. Dociles ? Comment une pierre peut-elle être qualifiée de docile ? En plus, une petite comme ça, ça doit pas poser problème à grand monde. Mais il ne pipa mot, se contentant de toiser Gillian prudemment.

Tout à coup, elle sembla se rendre compte de ce qu’elle venait de faire, et se confondit en excuses, rougissant de plus belle - elle était, en effet, déjà bien rouge. Elle avait beaucoup parlé, et avait sûrement besoin de se rafraîchir un peu. Et puisque son cocktail était vide, Lester décida de lui en servir un nouveau.

« On dirait une enfant. » fit-il simplement, le dos tourné, alors qu’il s’affairait à la resservir.

Lorsqu’il revint vers elle, Gillian avait la pierre dans le creux de ses mains et la tendait au loup-garou qui était un peu plus tendu qu’il ne devrait l’être. Il ne savait pas pourquoi.

« Tu veux y toucher ? Elle est inactive sans cercle de transmutation. »

Pour ne pas évoquer des interrogations dans l’esprit de la jeune femme, il ne refusa pas, et tendit simplement sa main vers Gillian qui y déposa le caillou. Immédiatement, il sentit un malaise s’installer en lui. Visiblement, quelque chose dans cette pierre lui déplaisait fortement, mais il n’aurait lui même pas pu déceler ce que c’était: il ne s’agissait là que d’un bête caillou.

Faisant mine d’être intéressé, mais souhaitant s’en débarrasser à tout prix, il hocha la tête, puis releva le regard vers Gillian pour qu’elle reprenne son objet.

« C’est très intéressant », mentit-il avec difficulté.

Vite, qu’elle prenne cette pierre.
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Gillian H. Twain
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03.08.14 21:56

Bon, très bien. Gillian, même toi, tu comprends que l’attitude de Lester est très révélatrice sur ce qu’il pense de ta petite tirade passionnée. En premier lieu, il ne s’est pas arrêté pour t’écouter – bon, okay, il travaille, ça peut se comprendre – et il ne t’a posé aucune question. C’est donc un sujet qui ne l’intéresse pas franchement. En second lieu, il n’a pas pu retenir un frisson en touchant ta pierre, et il est facile de constater qu’il est extrêmement mal à l’aise. Tu es particulièrement observatrice, quand on parle d’Alchimie, Gillian, et cette fois encore, ce détail ne peut en aucun cas t’échapper. Tu déglutis légèrement, face au plus cruel dilemme que le monde aurait pu t’offrir.

Bon, réfléchis, et agis dans l’ordre. Premièrement, tu reprends la pierre, délicatement, en offrant un sourire bien franc à Lester, qui sera probablement aussi soulagé de te la redonner que toi de la retrouver intacte. Ensuite, vient l’heure de prendre une décision qui pourrait changer ta vie. Soit tu oses demander au patron du Creature’s Cafe ce qu’il a ressenti dans les moindres détails, tu le harcèles pour savoir si c’était gênant et tu commences à chercher d’autres loups-garous et d’autres créatures pour voir s’ils ont tous la même réaction aux pierres philosophales et s’il vaut mieux abandonner ou persister dans ton plus grand projet professionnel actuel, quitte à risquer d’être considérée comme un monstre hystérique par cet homme que tu apprécies tant. Soit tu gardes cette question pour plus tard ou cherches d’abord avec les autres avant de le questionner lui, arrête de parler d’Alchimie pour ce soir et essaie de rentrer de nouveau dans ses bonnes grâces, en te souvenant que son non-intérêt pour la chose risque d’être un problème majeur pour votre relation future – qui soudainement, semble bien moins épanouissante.

Décidément, c’est une décision d’importance, lourde de conséquences dans tous les cas. Alors, tu décides d’agir de manière extrêmement mature : profitant du fait que Lester soit en train de servir d’autres personnes, tu sors un gallion de ta poche – en tentant difficilement d’ignorer le regard perçant du gobelin proche de toi, soudainement intéressé. Candidus, tu choisis Lester, valeur du gallion, c’est Alchimie. Experte en la matière – malheureusement, tu as souvent pris des décisions comme ça – tu poses la pièce sur ton pouce, le déplie et regarde l’objet de tes désirs tomber dans ta main. Immédiatement, tu la plaques sur ton bras, respire longuement, enlève ta main et… C’est Candidus. Une pointe de déception t’envahit, quand tu réalises que tu ne parleras plus d’Alchimie de la soirée, bien vite remplacée par l’excitation de repartir à la chasse au loup – sans mauvais jeu de mot.

Tiens, ton cocktail est de nouveau plein. Il est si attentionné, quand même, Lester. Tu te demandes si vous avez un avenir, tous les deux, s’il n’est pas à l’aise avec l’Alchimie. Peut-être que si tu prends un atelier à part, et que tu pratiques là-bas, sans jamais trop lui en parler, et que vous habitez ensemble malgré tout, ça pourrait marcher… Mais sans alchimie, tu perds tout espoir d’un jour régler son problème de loup-garou, et donc tout espoir d’avoir des enfants normaux. Ah, la vie est franchement cruelle, et tu prends une bonne résolution : tu arriveras à faire aimer l’Alchimie au barman, mais pas ce soir. Ce soir, tu vas essayer, encore, de le faire t’aimer toi. Tu sirotes ton Fricorne avec obstination, cherchant un sujet convenable. Et tu décides de partir à la pêche aux informations.

« Ça ne dérange pas votre femme, que vous travailliez tard le soir, comme ça ? »

Comment ça, pas très délicat ? Comment ça, tes intentions sont visibles comme le nez au milieu de la figure d’un troll ? Tu souris, bien décidée à lui faire oublier ton petit écart de conduite, et à te positionner en pôle position dans ses choix de vie. Si possible.
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Lester Hemsey
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04.08.14 6:52

Il est étrange de constater à quel point les pensées de deux personnes peuvent diverger en tout point. Alors que Gillian réfléchissait à une façon de se mettre Lester sous le pied, lui, tout ce à quoi il pensait était le malaise qui l'avait traversé d'une part, et servir ses clients d'une autre - qui se faisaient de plus en plus nombreux. Heureusement, son employée était là pour l'aider, allait débarrasser les tables et les nettoyer d'un coup de baguette magique - c'était une hybride. Lester était très fier de ses employés qui travaillaient d'arrache-pied et qui avaient un désir immense de s'insérer correctement dans la société, comme Lester avait pu le faire après son retour d'Azkaban, même si ça n'avait pas été chose aisée. Son teint pâlit un instant alors que la prison lui revenait à l'esprit, temporairement.

Secouant la tête, il effaça cette idée de son esprit et prit le temps de finir son verre avant d'observer Gillian. C'était une très belle femme, qui avait un certain charme malgré son manque total de grâce et d'élégance. Au moins, Lester était certain qu'elle faisait preuve de franchise avec lui et qu'elle ne jouait pas un stupide rôle dans un quelconque but. Il esperait, au fond, ne pas l'avoir vexée avec sa réaction plutôt froide vis à vis de l'Alchimie. Il n'était pas sans savoir que Mrs Twain était professeur d'Alchimie à Poudlard, et qu'elle devait aimer ça ardemment, mais, il ne pouvait définitivement pas faire semblant de s'intéresser à l'Alchimie alors qu'il devait continuer de servir les clients, se préoccupant de leur bien-être.

Jetant un coup d'oeil vif à Gillian alors qu'il servait un autre cocktail pour une créature s'étant présentée au bar, il constata qu'elle jouait avec un gallion. Le jeu semblait être plus une décision qu'un réel plaisir, et elle sembla déçue du résultat: cela intrigua notre loup-garou au plus haut point, mais il se contenta de continuer de servir, puis revint vers Gillian.

S'accoudant au bar, il l'observa un instant avant qu'elle pose sa question fatidique.

« Ça ne dérange pas votre femme, que vous travailliez tard le soir, comme ça ? »

Une femme ? La machoire de Lester se serra doucement, et son regard se fit fuyant un instant. Ce n'était pas comme s'il avait le droit d'en avoir une, et même s'il en avait le droit, il n'en voudrait pas. Il ne risquerait la vie de quelqu'un qu'il aime pour rien au monde, alors, il resterait seul. C'était ça, Lester. A penser aux autres plutôt qu'à soi même, se tuer au travail sans penser à la vie qu'il pourrait mener à côté. Une femme l'aimerait, tendrement, passionnément, le ferait se sentir important et aimé. Mais en acceptant cet amour, il mettrait la vie de "sa femme" en danger, et il ne le l'accepterait pour rien au monde. Alors, il était seul - et pourtant, ce n'étaient pas les occasions qui avaient manqué. La seule chose qu'il admettait faire, parfois, c'était avoir une aventure. Avant d'être un loup-garou, Lester restait un homme, qui avait certains besoins. Et c'est avec quelques histoires sans lendemains qu'il tarissait ses besoins, les réduisant à néant pendant un temps.

Quand on y pense, les amis proches de Lester ne se bousculaient pas non plus au pas de la porte. Il n'en a que très peu, la plupart s'étant éloignés de lui après Azkaban - parce que tuer quelqu'un, quand même. Et les amis d'après Azkaban n'en étaient pas vraiment, la plupart restaient méfiants malgré toute la bonne volonté du loup.

Avec tout ça, il en avait presque oublié de répondre à Gillian. Il reprit contenance, sortant de ses songes, le visage neutre.

« Je ne fais pas dans ce genre de choses », fit-il simplement, marquant un désintéressement - ou du moins, tentant de le marquer du mieux qu'il pouvait.

Pour changer de sujet, il relança un sujet qui lui trottait dans la tête depuis qu'il avait surprit Gillian à jouer avec un gallion.

« C'était pour quoi, le gallion ? » questionna-t-il, retrouvant son sourire.

Il s'imagina un instant que Gillian avait joué le fait de partir ou de rester, et il en regretta presque la question - il ne voulait pas paraître intrusif, ni même l'ennuyer. Peut-être qu'il l'avait vexée, en ne s'intéressant pas suffisamment à l'Alchimie. Mais Gillian était de bonne compagnie; aussi, il ne voulait pas vraiment qu'elle s'en aille.
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Gillian H. Twain
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04.08.14 8:00

“Je ne fais pas dans ces choses là”, vraiment, quelle réponse stupide. Gillian avait du mal à s’imaginer qu’il existe encore des gens capables de penser qu’ils n’avaient pas besoin de relations humaines, qu’elles soient charnelles ou sentimentales. Pourtant, Lester semblait faire partie de ces personnes, au moins sur l’un des deux plans. C’était très bien : il ne lui restait plus qu’à le convaincre qu’il avait tort, et le récupérer, et enfin il serait à elle. Le sourire de la professeur se fit plus délicat. Elle se serait presque sentie sournoise, si elle n’avait pas eu conscience de sa pureté profonde, et de l’absence de vilennie qui se cachait en elle – absence, ou quasi-absence du moins. S’il y avait une chose dont Gillian était sûre, c’est qu’elle ne voulait blesser personne, dans sa quête de l’amour, ou du moins essayer.

Maintenant, la mauvaise nouvelle, c’est que c’était vraiment pas gagné avec Lester – pour changer – et qu’il lui serait difficile d’arriver à ses fins. Peut-être pouvait-elle se contenter d’un essai, avant de louer sur le long terme ? Peut-être pouvait-elle satisfaire ses désirs, tester, essayer avant d’acheter ? Enfin, pas sûre que Lester n’accepte jamais les avances de la maladroite et peu délicate professeur – mais l’espoir et l’obstination sont la clé de tout, comme dirait Gillian. Gillian qui venait de se raidir très légèrement en entendant la question de son partenaire nocturne – partenaire qu’elle partageait avec tous les clients du bar, mais bon… Dans sa tête de femme hystérique, elle imaginait qu’ils n’étaient que tous les deux.

La réaction primaire de Gillian aurait été de dire la vérité brute, et d’essayer de faire avaler la pilule avec un immense sourire. Mais elle commençait à connaître Lester, et avait appris, encore une fois quelques minutes seulement plus tôt, qu’il n’était pas un grand fan de ses attitudes les plus enfantines. C’était bizarre, d’ailleurs, une femme de bientôt 40 ans – AH, bientôt quarante ans ! – qui avait encore des attitudes d’adolescente prépubère. Mais elle ignorait sciemment ce fait, et essayait, de tant à autres, d’oublier à quel point elle n’avait pas vieilli dans sa tête et d’essayer de s’adapter aux gens qui lui faisaient face/lui plaisaient (l’un allant souvent avec l’autre). Du coup, elle s’empara de son cocktail et en aspira une longue, très longue, TROP longue gorgée, pour essayer de gagner du temps et de réfléchir à une réponse sensée. Puis elle s’étouffa magistralement, toussotant comme une pauvre âme pendant quelques secondes – c’est ça de prendre de bulles ! – et essayant tant bien que mal de ne pas recracher le liquide par le nez. C’aurait été le point culminant de cette catastrophique soirée.

Finalement, la professeur réussit à retrouver son souffle – encore plus rouge qu’avant – et décida que la réponse sensuelle qu’elle programmait de donner n’était peut-être plus franchement adaptée à la situation – à savoir elle s’étouffant comme un poisson presque mort échoué sur la plage. Alors, elle opta pour la seconde option qui lui était venu à l’esprit – pas très classe, mais ça ferait l’affaire :

« J’hésitais à tester un autre cocktail que le Tricorne. »

Et puis, petit rire destiné à effacer toutes ses réactions précédentes – rire, d’ailleurs, bizarrement féminin, élégant, voir même séduisant – avant de dire, comme un aveu :

« Mais je crois que vu ce que je viens de faire, la réponse tombe sous le sens. »

Délicatement, elle ramena une mèche de cheveux derrière son oreille – notant au passage une tâche rosâtre sur sa robe… Elle savait qu’elle aurait du éviter de s’habiller en blanc en allant au Creature’s Cafe ! – avant de demander, ses grands yeux verts accrochés aux petites ridules bordant le regard de Lester :

« Vous auriez un conseil pour moi ? »

J’ai toujours un peu peur, au moment de me jeter dans l’inconnu…
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Lester Hemsey
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04.08.14 21:43

Comme il était étrange de pouvoir apprécier cette nouvelle vie à sa juste valeur. Cela faisait maintenant quelques années que Lester avait mis les pieds hors de la prison d'Azkaban, et pourtant, il arrivait toujours à apprécier le jour présent, l'instant qui se déroulait sous ses yeux et qui, la seconde d'après, se serait évaporé et qu'il ne pourrait plus jamais récupérer. Quinze ans de sa vie s'étaient écoulés comme ça, alors qu'il ne pouvait rien faire. Il avait perdu quinze ans à réfléchir à ce qu'il avait vécu avant, ce pourquoi il en était arrivé là, et parfois même arrivait-il à effleurer l'avenir de songes incertaines. A présent qu'il était sorti de l'étau de ces murs sinistres où ne régnaient que le désespoir, il pouvait envisager plus sereinement un possible avenir. Mais il s'y refusait, toujours. C'était sa punition.

Et pourtant ladite punition avait été bien pénible assez pour qu'il puisse s'octroyer un temps de répit, mais Lester, malgré ses sourires, attentions et son allure générale, demeurait quelqu'un de profondément meurtri et soucieux. Il n'y avait pas un jour qui passait sans qu'il ressasse la nuit de ses dix-neuf ans, lorsqu'il s'était réveillé ensanglanté, sans aucun souvenirs de ce qu'il s'était passé, de ce qu'il avait fait, ce goût âpre sur ses lèvres et sa langue le hantait presque constamment.

Le loup-garou ferma les yeux un instant. Songeant, une fois de plus, à quel point il était chanceux d'être là. Dans ce bar où il se sentait chez lui, où peu de monde s'amusait à le juger. Et même s'il n'avait pas beaucoup d'amis, il se sentait mieux aujourd'hui qu'il ne l'avait jamais été depuis bien longtemps. Même si les souvenirs noirs refaisaient surface et venaient l'aveugler de manière quotidienne, le temps d'un instant, il continuait d'essayer de voir le bon côté des choses.

Alors qu'il posa son regard, une nouvelle fois, sur Gillian, il se surprit à se demander comment aurait été sa vie s'il n'avait pas vécu tout ça. Si jamais, si.. Il n'avait pas été mordu, rien de tout ça ne se serait produit, il ne serait qu'un sorcier parmi tant d'autres, Lester Hemsey, ancien élève de Gryffondor, sans histoire. Il aurait pu sourire comme elle, sans se poser de questions, sans réfléchir, sans regretter, aussi. Il aurait pu envisager une relation amoureuse sans éprouver de honte, la honte de vouloir prétendre à un bonheur auquel il n'a pas vraiment droit.

L'innocence et la candeur qu'il pouvait déceler sur le visage de Gillian étaient un air frais qui venaient lui caresser le visage, et l'apaiser, un peu, aussi. Il aimait l'observer rougir, se triturer les doigts, les ongles, les mèches de cheveux. Boire son cocktail à une vitesse monstrueuse pour penser à autre chose, essayer de changer de sujet. Elle n'avait pas loin du même âge que Lester, et pourtant, dans leurs têtes, ils étaient complètement différents.

Elle ressemblait à une enfant.

« J’hésitais à tester un autre cocktail que le Tricorne. »

Lester lui adressa un sourire. Il vaudrait mieux qu'elle ne s'aventure pas dans des alcools plus forts, vu le rouge de ses joues, elle ne semblait déjà plus avoir les deux pieds sur terre. Mais Lester s'abstint de tout commentaire, et se contenta de hocher la tête.

Au fond, était-ce vraiment ça qu'elle avait voulu faire avec le Gallion ? Et au fond, est-ce que ça regardait vraiment le gérant? Non.. Vraiment pas.

Lorsqu'elle en vint à lui demander un conseil, après s'être, encore une fois, passé les mains dans sa chevelure, Lester ne comprit pas tout de suite de quoi elle parlait. L'idée qu'elle demandait un conseil sur quel cocktail choisir lui vint à l'esprit, mais il avait l'impression qu'elle ne parlait pas de ça. Aussi ne savait-il pas vraiment quoi répondre.

« Un conseil ? Un conseil à propos de quoi ? Des cocktails ou.. d'autre chose ? » demanda-t-il en réponse à sa question - ce qui, évidemment, n'était probablement pas la réponse à laquelle Gillian s'attendait.

Mais au moins, si elle parlait autre chose que des cocktails, il n'aurait pas l'air bête. Et si c'était une question qui en cachait une autre, elle pourrait se rattraper.
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Gillian H. Twain
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04.08.14 23:34

Gillian était une femme lisible comme un livre ouvert, à la simple couleur de ses joues. Elle y arborait fièrement un panaché de rouges, allant d’un très léger rosissement jusqu’à une teinte pouvant être appelée « écarlate ». Un premier stade de couleur lui venait quand elle était heureuse – ce qui, d’ailleurs, lui évitait bien des inconvénients en maquillage, puisqu’elle savait que le simple fait de retrouver quelqu’un qu’elle appréciait suffisait à lui faire un fard à paupière des plus délicats. Quand elle était gênée, ce rose forcissait un peu, et il n’était pas rare qu’elle ne puisse contrôler cette réaction en cours – ce qui lui avait valu bien de la perte d’autorité, soit dit en passant. Quelques verres d’alcool suffisaient à colorer un peu plus ses joues, et il n’était pas difficile de savoir quand elle commençait à être légèrement pompette – ce qui était probablement déjà le cas, méfiance Twain ! Enfin, l’intégralité de son visage - jusqu’à ses oreilles, feraient remarquer les plus observateurs d’entre nous – devenait rouge écarlate quand quelqu’un lui faisait une proposition, ou un semblant de proposition, ou un simple commentaire dans lequel on pouvait lire une touche de proposition.

Il était donc très difficile pour Gillian de cultiver son côté femme fatale secrète, à moins de se tartiner le visage de poudre magique anti-émotions, ce qui revenait à lui faire perdre son premier stade de couleur, qui lui allait pourtant très bien au teint. Cruel dilemme, donc, pour la Professeure, mais elle n’avait jamais réussi à vraiment se convaincre du bien fondé d’étouffer sa peau sous des couches de poudres. Ce qui expliquait probablement l’énorme fard qu’elle se piqua à la réponse de Lester, révélant ainsi au bar entier – voire même à tout Londres, aussi bien sorcier ou moldu – à quel point le barman lui plaisait. Elle aurait fait léviter une énorme flèche lumineuse au-dessus de sa tête avec écrit « Je craque sur Hemsey », elle aurait difficilement pu être plus claire sur ses sentiments. Heureusement, l’élu de son cœur – enfin, l’un des élus de son cœur, elle n’était pas très difficile, la pauvre fille – n’était pas très intelligent et ne réalisait pas toujours tout ce qu’impliquaient ses actes. Genre cette manie qu’elle avait de triturer ses cheveux un permanence face à lui. Non d’un gnome, quel sorcier n’avait pas encore compris que ce geste était l’aveu délicat de l’attraction d’une femme, si ce n’est Lester ?

Décidée à ne pas laisser l’alcool contenu dans son second cocktail prendre le dessus, Gillian s’accorda quelques secondes de réflexion avant de répondre, entortillant ses cheveux autour de ses doigts avec acharnement. Elle avait envie de lui demander un conseil sur « Comment l’amener à une folle soirée suivie d’une éducation progressive de leurs enfants dont aucun n’aurait hérité de ses gènes hybrides », mais elle sentait que ce serait peut-être un petit peu trop… Direct. En même temps, elle tenait une occasion en or d’en apprendre plus sur ses goûts, et elle avait du mal à tirer une croix dessus. Finalement, elle trouva enfin la réponse idéale :

« À propos des cocktails, oui. Je ne sais pas lequel choisir, j’ai un peu peur de tomber sur quelque chose de mauva… Que je n’aimerais pas. »


Surtout ici, où l’on servait quand même des Mort Ito pour les vampires. Par la barbe de Merlin, ce n’était pas la réponse parfaite, et le rouge carmin qui venait délicatement orner la pointe de ses oreilles refusait de partir. Inspiration, expiration, et rapidement, le sang reflua pour se concentrer sur ses joues – drame de l’alcool. Alors qu’il lui ramenait son verre, elle décida que non, elle ne pouvait pas laisser tomber la conversation sur l’Alchimie ET une chance aussi immense dans la même soirée. De fait, elle demanda donc au serveur, redevenant effroyablement rouge – elle en aurait presque bégayé tant elle attendait de cette réponse :

« En fait, j’aurais un autre conseil à vous demander. Il y a cet homme, que je connais plutôt bien, pour qui j’ai une attirance assez marquée, mais qui ne réalise pas vraiment la chose. Il me fait un peu penser à vous. »


En fait, c’était lui, tout lecteur averti l’aurait deviné.

« Lester, vous qui êtes un homme… Qu’est-ce qui vous séduirait chez une femme ? »

Allons-y cash, tant qu’à faire. Au moins, Gillian sera fixée – peut-être, en fait, on n’est jamais trop sûr avec Lester. Lester qu’elle continue de dévorer des yeux, au point d’en écoeurer son voisin gobelin qui, subitement, décide de changer de table pour retrouver un peu de tranquillité, loin de toutes ces hormones volatiles qui emplissent l’air.

HRP : Normalement, j'ai tout bien sous-titré, tu devrais tout comprendre :p. Et tu m'excuseras s'il y a d'affreuses fautes, mais il est tard, j'ai enfin un coup de barre et du coup, j'ai pas relu et je file rejoindre les bras de Morphée - à défaut des tiens, mon amour /meurt.
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Rendez-vous, rendez-vous ~ Lester

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