Il y a 5 ans, Ater Bumblebee, directeur du département de contrôle et régulation des créatures magiques avait tenu le tenu une conférence pour s'exprimer sur les récents bouleversements de Londres. Mettant l'accent sur la sécurité des sorciers et la dangerosité des créatures et hybrides pour la communauté magique, Ater avait appuyé sur les possibilités qu'un jour le monde sorcier soit révélé aux moldus et que cela entrainerait une guerre.

Aujourd'hui, grâce à l’aide de partisans puissants, d’un financement à sa campagne aisé, de son charisme et ses discours convaincants, le verdict est tombé: Ater Bumblebee est nommé premier ministre de la magie.Le tumulte des quartiers se mêle aux angoisses refoulées et les chuchotements se multiplient dans les oreilles les plus curieuses. Une tension s'est levée sur le Londres magique, chacun remarque comme l'air est lourd, comme les appréhensions creusent les discussions. On se prépare à la prochaine annonce du Ministère, aux courroux des gazettes les plus enflammées et tous retiennent leur soufflent, gardent la baguette à portée de main....

Chers créatures et hybrides, par soucis de logistique administrative, il serait peut être préférable que vos papiers soient en règles.




Cassandre Ollivander ▬ fondatrice retraitée
absente ϟ (mp)
Garfield S. Andersem ▬ fondatrice mi-retraitée
présente ϟ (mp)







 

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aspen ۰ every flight begins with a fall

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28.07.14 22:14



Hell is a place where the walls are made of mirrors and you can never close your eyes '+' +
open

aspen viggo
lehnsherr

aspen cumule vingt cinq ans d'existence ۰ c'est un irlandais aux origines allemandes du côté de sa mère ۰ pigiste à ses heures perdues, il est officiellement commentateur de matches de Quidditch ۰ il réside depuis récemment à Bourg la Fantasque ۰ né le onze février 1990, une nuit froide et enneigée ۰ c'est un cracmol ۰ supporte l'UNITE, et considère le S.A.U.M.O.N. comme un peu trop extrémiste à son goût ۰ il est allergique au chocolat, sa vie n'en est qu'un peu plus pourrie ۰ son équipe de quidditch favorite c'est les chauves-souris de fichucastel ۰ il a acheté un balai magique hors de prix qu'il ne peut que regarder ۰ a un vocabulaire peu fleuri ۰ sait absolument tout sur le sport sorcier.
VISION DE LONDRES MAGIQUE + aspen se contente simplement d'espérer que heatus ait le dessus sur son frère ater, qu'il n'apprécie guère. un poil fataliste, il doute seulement que tout ceci finira en la faveur de nouvelles idées, malgré ses espérances et son engagement auprès de l'unité. il s'accorde tout de même à dire que la vision de candidus est un peu folle.

IT'S A GODDAMN SHAME + + Aspen n'a jamais cessé de parler. C'est juste qu'on a jamais prit le temps de l'écouter, si bien que ses paroles se perdaient dans le néant.
Aujourd'hui sa voix n'a jamais éclaté comme elle éclate désormais : car on n'a jamais autorisé Aspen à ouvrir la bouche. Là où il voulut parfois poser des mots, on lui intimait presque tout de suite de se taire, car même le son provoqué par ses cordes vocales leur semblait différent.
Pourtant, là, dans les gradins, on lui pointe un instant la gorge avec l'objet de toutes ses convoitises, et soudain, sa voix éclate plus fort que toutes les autres. On lui donne l'autorisation de parler, de crier, de s'esclaffer. Elle est entendue de tout le monde, et mieux encore ? elle est écoutée. Et alors, enfin, on sait qui il est.

Car pendant longtemps, Aspen ne sut pas qui il était. La faute à ceux qui l'ont souvent empêché de devenir quelqu'un.

Parce qu'il est ce ridicule insecte qu'on tente d'écraser sous sa chaussure : on est persuadé de l'avoir achevé, mais lorsqu'on relève le pied, la petite carcasse brillante s'agite encore. Elle a trouvé le moyen de se recroqueviller dans les crevasses de votre semelle, d'y épouser ses formes pour échapper au danger. Vous par stupéfaction, ne la laisserez pas tomber à nouveau tout de suite, et ce petit instant de répit, Aspen l'attrape au vol pour s'en aller, plus vivant encore. Il ne laisse jamais la moindre occasion lui échapper, il la poursuit jusqu'à ce que ses doigts s'agrippent à ses pans glissants pour ne jamais plus la lâcher.
Aspen est le bourdon face aux règles de l'aéronautique : il ne devrait pas voler, et pourtant, il le fait.

Enfin. Techniquement, Aspen ne vole pas. C'est sa plus grande tragédie. Il ne volera jamais comme les autres le font, et ses pieds sont cloués dans le sol. Il a beau avoir survécu à l'écrasement de votre chaussure, ses ailes ont été depuis longtemps broyées. Mais Aspen est un battant, un soldat de la détermination ; il mettra tout en oeuvre pour frôler le soleil, pour caresser les nuages des opportunités. Là-haut, dans ces gradins, c'est à la fois sa piste de décollage et sa piste d'atterrissage. Aspen aime la hauteur, elle offre une vision d'ensemble qu'il n'a jamais eu. Aujourd'hui, il n'attend pas qu'on l'autorise à décoller ; c'est un indépendant, et ses chances, cela fait longtemps qu'il se les crée tout seul.

Ne vous méprenez pas, cependant : il ne dira pas ce qu'il est de son plein gré. Il osera toujours jouer la carte du mystère, du clair-obscur sans cesse, pourtant au fond, il le sait, c'est surtout par honte qu'il agit de cette façon. Mais n'y a rien d'énigmatique chez Aspen : clair comme de l'eau de roche, on peut voir la silhouette de la moindre de ses faiblesses rien qu'en le regardant dans les yeux, malgré tout, il se force à mentir, et sa franchise le trahit presque tout de suite, lui qui se considère comme habilement hypocrite. Au fond, Aspen admire les mensonges et rêverait de les contrôler. Il aime le brillant de leurs surfaces, la douceur de leurs contacts. Ce qu'il aime moins, c'est la face plus sombre qu'ils cachent et qui le font frémir. Aspen a peur de la vérité : c'est une déité trop catégorique. Ses pouvoirs sont tranchants et tous ses espoirs la craignent, car c'est une prédatrice gourmande de rêves. Elle se sustente sans arrêt de ses aspirations, de ses illusions. Pourtant, lorsqu'il est seul, il ne dit plus 'Et si', mais 'Je suis'. Aspen fait preuve d'une étonnante franchise, d'un singulier égocentrisme envers son propre lui : car Aspen ne tente plus de se persuader. Il fait croire qu'il se contente de ce qu'il est aux autres, mais véritablement il n'arrêtera jamais de vouloir être comme tout le monde, de souhaiter changer.
C'est la seule vérité qu'il consente à bien vouloir se donner, parfois seulement, mais il n'est pas prêt à la partager, pas encore. Il n'y a aucune magie à donner raison à ceux qui le piétinent.

Car le doute ne vient pas de soi, il naît des autres.
Des racines de dépréciation qui s'enroulent autour de ses chevilles et qui l'empêche de décoller...
...ou bien alors de tomber ? C'est très facile de méprendre son bourreau pour son bienfaiteur, après tout. Mais qu'importe, il aura beau les arracher, elles repousseront, tantôt plus épaisses, tantôt plus faibles. Il pourrait les brûler, mais c'est bien trop ancré dans le sol ; la base est pourrie depuis longtemps déjà. Il ne s'en lassera jamais : car le jeune Lehnsherr est possédé par l'esprit de détermination. Il est friand de faire ses preuves, et même s'il n'a rien dans ses mains, il arrivera à créer quelque chose.

Peut-être que Aspen n'a pas ce que vous avez, mais il y a de la magie qui subsiste en lui. Elle est retranscrite autrement, c'est tout. A vous alors, de la traduire correctement.

+ + aspen est le fils d'un couple d'écrivains à succès, auteurs de nombreux romans sorciers ۰ il est issu d'une famille aisée, qui lui prêtait un avenir brillant ۰ il a lu de nombreux bouquins sur poudlard, comme pour avoir l'impression d'y être allé ۰ dans sa tête, il serait tombé à serpentard ۰ sa vie tourne autour du quidditch ۰ c'est un très mauvais dragueur ۰ il est plutôt maladroit ۰ c'est un excellent orateur, il possède une plume agréable ۰ aspen est exigeant avec lui-même, voir un peu cruel ۰ il n'est pas aisément jaloux, mais il voit la compétition partout ۰ aspen ne possède pas de tact ۰ il est persuadé d'être un excellent menteur ۰ très bavard, mais peu expansif ۰ il possède une chouette et de nombreux objets ensorcelés ۰ il n'a jamais quitté le Londres magique ۰ son rêve ultime serait d'enfourcher un balai, avant même de posséder sa propre baguette ۰ aspen a un faible pour les sorcières, et ne voit pas sa vie se faire aux côtés d'une moldue ۰ il a un tatouage de vif d'or derrière la nuque.
VENI VIDI VICI


EVER SINCE I COULD REMEMBER, EVERYTHING INSIDE OF ME JUST WANTED TO FIT IN + + Durant plus longtemps qu'il n'osera jamais l'admettre, il s'appliqua à observer ses propres mains méticuleusement.
Il n'y avait rien à voir, pourtant : juste les doigts et la paume potelés d'un enfant encore abasourdi par une vérité cruelle. Ce ne sont que des mains, après tout. Mais il avait développé une étrange obsession, et il lui arrivait parfois d'attraper celle de sa mère, endormie alors, au beau milieu de la nuit. Ses pas se faisaient légers tandis qu'ils traversaient les couloirs de la maison plongée dans la pénombre, une bougie tremblante dans le creux de sa paume gauche. Quelques fois, comme une tapisserie, un domestique ferait mine de l'ignorer après l'avoir aperçu, et son regard se porterait sur un tableau mal accroché.
Lentement, donc, il déposait sa lumière sur la table de chevet de son père, loin de sa mère, et entreprenait de prendre chaleureusement cette main fine et délicate dans la sienne, afin de les comparer.
Qu'avait donc de plus cette main là que la sienne ? Mise à part sa taille, le rouge déposé sur les ongles durs et les quelques veines qui semblaient ressortir un peu plus, il n'y avait rien de particulièrement différent. Cette main là était la même que la sienne. Cette main là n'avait rien d'exceptionnel.
Lorsqu'il regardait avec attention les virages de l'empreinte et les marques de vie, de coeur, de tête, de chance, il ne voyait aucune différence. Y avait-il une ligne de magie ? Peut-être, mais alors, elle lui demeurait invisible.
Car la main qu'il possédait ne pourrait jamais détenir de baguette.

Aspen n'aurait pas de ligne de magie, qu'elle fusse là ou pas pour tous les autres, c'était une vérité qu'il avait apprit à accepter. C'était aussi une image qu'il s'était dessiné dans sa tête et qui ne l'avait plus quitté depuis, comme si donner une apparence à cette différence le rassurait, ou la rendait plus catégorique ?
Qu'importe. Elle n'apparaîtrait jamais.
Ou alors, était-elle là, justement ! A se jouer de lui, à se cacher dans les plis de ses doigts, sur le bout peut-être, en dessous de la paume ?.. peut-être même sur le coude !
Quelle traîtresse, cette ligne de magie. Elle avait été là pour tout le monde, dans la famille. Elle s'était baladée sur chacune des mains de l'arbre généalogique de la famille Lehnsherr, comme un ruban qui enroule un cadeau.

Une fois retournée dans sa chambre, son index caressait, grattait, sa petite main droite. Un véritable travail d'archéologue, qui n'aboutissaient que sur des peaux rougies et de la fatigue.

- Laisse ça, Aspen.

La main qu'il avait tenu la nuit dernière claqua sur la sienne avec une force légère ; pas suffisamment prononcée pour faire mal mais juste assez pour laisser une marque. Aspen retira sa patte blessée en vitesse, délaissant la baguette qui trônait comme pour le narguer sur la table du salon, baguette qu'il avait osé toucher. Sa mère la rangea délicatement dans sa poche intérieure et se força à lui renvoyer un petit sourire, avant de s'éclipser, les pans de sa robe faisant voler une poussière matinale, qui n'avait pas encore été nettoyée par les domestiques. Un instant plus tard, il entendit le claquement de la porte de son bureau. Il n'y mettait pas non plus beaucoup les pieds, là bas. C'était une pièce circulaire, sombre, où les casiers vomissaient des parchemins froissés et où les seuls bruits autorisés étaient l'éternel tapotement de ses propres doigts sur le clavier ou le grattement de sa plume. Tout dans ce lieu avait été travaillé pour vous y faire sentir mal à l'aise, ainsi, Madame Lehnsherr n'y était que très rarement dérangée.

Pour dire la vérité, Aspen n'était autorisé véritablement nulle part. Quoique, dit de cette manière là, c'était faux : Aspen était autorisé à aller où il voulait, mais la vérité était que personne n'était jamais vraiment ravi de l'y rencontrer.

Madame Lehnsherr n'était en soit pas méchante : disons qu'elle demeurait très conservatrice. Si l'on devait la résumer d'une quelque façon, ce serait une main de fer, dans un gant de fer.
Avec des petits morceaux de velours dissipés un peu sur le bout des doigts, brûlés certainement par la déception d'avoir engendré un Sans-magie. C'était une douceur qu'elle avait perdu, au fur et à mesure de rendez-vous désespérés à l'hôpital : Aspen se sentait alors comme un animal, des barreaux de fer tout autour de lui, aussi invisible que la moindre preuve de magie. Il entendait les petits pleurs étouffés et aigus de sa mère, dans la salle où elle rencontrait les guérisseurs, comme si elle apprenait qu'une terrible maladie avait fait son nid dans le corps même de son petit garçon.
Ces visites là, Aspen avait appris à s'en habituer, si bien que lorsqu'elles s'arrêtèrent, subitement, il commença à comprendre que rien n'était à l'origine de son mal. C'était tout simplement une fatalité.
Monsieur Lehnsherr, quant à lui, n'était ni méchant, ni gentil. Il était juste absent, ce qui dans un sens, comportait de nombreux avantages, et encore plus d'inconvénients. Car si Aspen n'est pas friand de vérités, il exècre tout de même le mystère. Et il a toujours trouvé que les Cracmols -ce mot absurde, banni de son vocabulaire- comportaient de trop grandes zones d'ombres, dans lesquelles il n'avait pas spécialement envie de s'aventurer. Pas tout seul, en tout cas. Mais personne véritablement, n'était là pour en découvrir les secrets.

- Quelqu'un... quelqu'un comme moi, est-ce qu'il peut voler ?


La question enfantine s'était échappée d'entre ses lèvres, un matin où le précepteur dormait à moitié. On ne savait pas si ses paupières étaient naturellement lourdes, ou s'il avait véritablement de gros problèmes d'insomnies. Tout semblait l'ennuyer profondément. Y comprit le statut d'Aspen, ce qui lui allait parfaitement.

- Non. Pourquoi, tu souhaiterais voler sur un balai ?

- Non, non. Je ne suis pas idiot à ce point là. C'est... c'est pour un ami.

Possédé par le démon de l'ennui, le précepteur ne releva pas sa bêtise plus longtemps. C'était agréable, d'étudier avec lui. Tout semblait ne pas avoir beaucoup d'importance, et étrangement, ça aidait Aspen à retenir.

Et un soir, au-dessus de sa tête, son plus grand rêve.
D'abord, c'est le bruit surtout, qui marque le plus : le brouhaha de la foule, les exclamations de joie, celles de la peine, aussi, les commentaires des spécialistes. Il y a les bottes qui tapent sur les gradins et quelques pétards qui éclatent. Outre ça, il y a le chant des équipes, et surtout, le sifflement des balais qui fendent l'air. Et puis, les odeurs, car Aspen arrive toutes à les discerner. Celle des friandises qu'on achète en arrivant, de la sueur aussi, celle du cuir et des produits qu'on utilise pour faire briller les manches, pour faire luir le bois neuf des objets volants.
Il sait exactement l'odeur de la crème à polir, car avec les quelques noises qui lui restaient des dernières fêtes, Aspen a eu l'audace d'aller s'offrir un Nécessaire à balai. Il le sait, c'est inutile, bête et immature. Mais c'est le sien.
Bien entendu, il y a les couleurs aussi : une explosion de tâches polychromées, de lumières aveuglantes. Les écrans géants pour suivre le moindre fait et geste. Et parfois, quand l'oeil ne se fait pas avoir, une petite étoile d'or qui virevolte. Aspen se sent vivant. Il y a quelque chose de magique dans tout ça, et il y a une magie qui s'allume en lui, une petite flamme qui subsiste et grandit comme un brasier.

- Moi, je suis sûr que je serais trop fort en attrapeur !

A sa droite, il y a ses cousins qui débattent comme des gamins, et Aspen se mêle à eux.

- Je préfèrerais être poursuiveur, c'est beaucoup plus passionnant.
- Batteur, c'est ma position favorite !

Toutes les têtes se retournent vers lui. Il croit même, du coin de l'oeil, apercevoir les yeux sombres de son père se poser une fraction sur lui pour retourner aussitôt son attention sur le jeu.

- Qu'est-ce que tu en sais, Aspen ? Tu ne pourras jamais y jouer.

C'est la cruauté des enfants : la vérité sort toute seule de leurs bouches, dans sa forme la plus obtuse.  Et il n'y a rien à rétorquer à la vérité : Aspen le sait qu'aucune de ses répliques ne pourra défaire cette dernière un tant soit peu, il ne sait pas encore très bien le faire. Alors, il ne dira rien, car c'est ce qu'on lui demande de faire : absolument rien.
Mais s'il le sait lui, il ne veut pas qu'ils le sachent eux. Il ne veut pas se taire. Sa petite voix s'élève alors, un peu recouverte par les acclamations de joie autour d'eux.

- Et alors ? ça ne m'empêche pas de pouvoir commenter.

I FIND SHELTER IN THIS WAY, UNDER COVER, HIDE AWAY + + C'est toujours la même adrénaline qui prend possession de lui. Que ce soit dans les gradins des spectateurs ou dans celui du commentateur, Aspen se sent bien. Mieux encore, il se sent à sa place.
Le siège est plus confortable, tout de même. Et personne pour le bousculer trop violemment sans qu'il ne s'y attende. L'odeur est meilleure, peut-être, moins gorgée des effluves de transpiration, de friandises. Il n'y a qu'une bièrraubeurre légère sur la petite table et des papiers, des parchemins de toute sorte. Ici, il règne un certain silence, car les bruits des supporters ne l'atteignent qu'en une forme de brouhaha étouffé.
Et sur sa droite, il y a une baguette magique.

Ce n'est pas la sienne, pourtant. Aspen a beau avoir grandi, être devenu un homme, il n'a toujours pas cette ligne de magie qu'il s'était imaginé. Il se surprend à observer sa main, mais c'est moins par besoin que par mauvaise habitude. Elle n'est pas apparue un beau matin, comme tracée au fer rouge. Tout ceci n'a jamais été qu'une immense blague, et Aspen, avant peut-être même tout le monde autour de lui, s'était fait une raison. Il ne serait pas sorcier, jamais. Du coin de l'oeil, il l'envie un peu, cette baguette, mais il n'y fait pas attention bien longtemps. Le match qui se déroule en ce moment même requiert tout son être.
Cette baguette, c'est celle de Piers, Fohller, Niehaus, Fawkes. L'un d'entre eux, peut-être même quelqu'un d'autre en fait : tout dépend de qui se sacrifie volontiers (ou pas) pour lui asséner sur la gorge un sortilège afin que sa voix chante dans tout le stade. C'est souvent le même rituel, car Aspen n'est pas encore assez reconnu. On ne devine pas tout de suite que c'est lui, le commentateur sans magie.

Tout commence comme la plus belle des histoires : on le fait monter les gradins quatre à quatre, on rit volontiers avec lui, des mains s'écrasent sur ses épaules, on papote des estimations, des équipes. On s'émerveille de toutes ses connaissances actuelles, même les moins connues. Car Aspen est un spécialiste : il a tout lu, tout entendu. Il s'imprègne de la moindre information sur le sport sorcier pour la graver dans sa mémoire, et de l'y laisser là, bien au frais, pour la ressortir tout aussitôt. La plupart se retirera pour rejoindre une cabine privée, d'autres pour aller s'acheter quelque chose : ces chanceux là ne connaîtront pas la vérité tout de suite. Mais enfin, deux, ou trois personnes restent avec lui, et c'est alors que la question fatidique se doit d'être posé.
Aspen ressent une pointe dans le coeur, une sorte de malaise qui lui retourne le ventre. Mais il a apprit à anticiper la réaction de ses interlocuteurs, si bien qu'il a apprit à demander avec l'assurance des grands hommes.

- Bon, qui se dévoue pour m'asséner un Sonorus parfait ?


Dans leurs yeux, un éclair d'incompréhension traverse leurs pupilles comme une étoile filante. Le seul voeu qu'il peut formuler, c'est "S'il vous plaît". Car Aspen ne peut pas ordonner : il est au bas de la chaîne alimentaire.

- Tu n'as pas ta baguette ?

Aspen a honte, mais pour eux, il se redresse, et si la nature ne lui a pas donné ce don précieux, elle l'a tout de même doté d'une taille enviable. Sa voix se fait moins joviale, presque provocante, un peu grave. Il ne peut pas s'en empêcher : pour étouffer sa honte, il ne voit qu'une seule solution : la recouvrer d'une couverture de défi.

- Je n'en ai jamais eu.

L'éclair d'incompréhension se mue en un tonnerre d'assimilation, saupoudré d'une fine couche de glace qui refroidit tout de suite l'atmosphère, et leurs regards se baissent vers le sol ou cherchent celui de quelqu'un d'autre. La vérité leur semble presque plus dure à digérer qu'elle ne l'avait été pour Aspen, et dans un sens, ça le fait doucement rire. Certains posent des questions, d'autres rigolent un instant avant de comprendre : ceux sont les plus lents, comme si dans leurs esprits, les sans-magie étaient une sorte de mythe lointain qu'ils ne rencontreraient jamais.
Mais dans le lot, toujours, il y a quelqu'un qui finit par dégainer l'objet de toutes ses convoitises, et dans sa gorge soudain, s'allume une petite chaleur. C'est comme s'il avalait une gorgée tiède de bièrraubeurre.
Il a beau être bavard, dans ce genre de situation, Aspen perd un peu ses mots. Il est toujours surpris de la gentillesse dont on fait parfois preuve avec lui, mais aussi de l'inverse. Alors il se contente d'un signe de tête, pour dire merci. Les autres se retirent plus vite soudainement, trop embarrassés.

Il les comprend, d'une certaine manière : ça doit être frustrant de devoir donner un pouvoir, même minime, à ceux qui ne le mérite pas.
Mais pour Aspen, il n'y a rien de minime dans tout ça, vraiment. Quand il prend place derrière sa petite table, qu'il commente chaque figure, chaque action, c'est ça, sa vraie magie. Quand il entend les autres s'esclaffer à certains de ses commentaires, quand il entend sa propre voix résonner sur l'ensemble du terrain.
Tout le reste lui semble alors bien futile.

mel ft. okumura rin (*cough* BELLAMY) + bientôt vieille + accro aux mug cakes
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Papa Fayot

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29.07.14 19:27

Bienvenue sur Pimentine Aspen !

T'es sexy, si tu vois ce que je veux dire Cool.
Sinon, ton personnage est vraiment intéressant. Pour ce qui est de son boulot de commentateur, je pense qu'il a pu commencer par des matchs locaux, et maintenant faire des trucs un peu plus grands, sans que ce soit du niveau national (après tout, il est encore jeune !) (et c'est déjà pas mal pour un cracmol).
Tu peux continuer ta fiche dès que tu le souhaites
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Anonymous

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31.07.14 7:26

merci Papa Fayot du X, je te retourne avec toute ma ferveur de Cracmol le compliment !
C'est exactement ce que j'avais en tête pour les détails de sa carrière qui débute, donc je suis contente que tu me donnes le feu vert eheh ♥

et euh, sinon, c'est fini.
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Papa Fayot

Papa Fayot
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31.07.14 10:01


Bienvenue à Londres !


Moi, si je pouvais lui donner une ligne de magie je le ferais mais ça ne serait plus vraiment Aspen alors. En tout cas, ton histoire est parfaite (je pèse mes mots) et très touchante. Que le grand commentateur cracmol de quidditch entre dans la danse !


Félicitations ! Tu es désormais validé, ta fiche est certainement trop cool, et tu vas désormais pouvoir jouer avec tous les autres sorciers, créatures et hybrides du forum ! Quelle veine hein ♥.

Sache que, si tu veux faire les choses dans l'ordre, je t'invite à te rendre dans la catégorie des listes et des recensements. Là-bas, tu vas pouvoir recenser ton métier, ton avatar, ton quartier, et pleins d'autres choses. On compte sur toi !

Après, il faudra penser à bien t'occuper de ton sorcier. Tu trouveras un endroit pour établir des relations, et même un autre pour gérer tes rps. Et puis, le plus fun dans tout ça, ce sont les péripéties ! Ne les rate pas, ce serait dommage.

Bon, on a fini avec les infos de base, on va te laisser tranquille. Surtout, amuse-toi bien sur Pimentine ♥ !






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